Userpress Most Discussed Feed https://www.wikigender.org/fr/ L'égalité des sexes Wed, 07 Dec 2022 14:51:46 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=4.9.8 La HALDE – La haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité https://www.wikigender.org/fr/wiki/la-halde/ https://www.wikigender.org/fr/wiki/la-halde/#respond Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000 https://www.wikigender.org/fr/wiki/la-halde/ La haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (La HALDE) a été créée par la loi du 30 décembre 2004. C’est une autorité administrative indépendante. Objectifs et programme de travail Ses objectifs sont d’identifier les pratiques discriminatoires, de les combattre et de résoudre concrètement les problèmes qu’elles posent. La HALDE aide à […]

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Objectifs et programme de travail Ses objectifs sont d’identifier les pratiques discriminatoires, de les combattre et de résoudre concrètement les problèmes qu’elles posent. La HALDE aide à rechercher la preuve d’une discrimination et à trouver la réponse adaptée. Elle traite les réclamations et informe les personnes sur leurs droits. Elle peut se saisir elle-même de toute pratique discriminatoire dont elle a connaissance pour y mettre un terme. Elle engage toute action qu’elle juge nécessaire pour promouvoir l’égalité et notamment une réelle égalité des chances. La HALDE entreprend des actions de sensibilisation et de formation pour faire évoluer les pratiques et les mentalités. Ses pouvoirs lui permettent également d’agir pour promouvoir l’égalité de traitement. Elle intervient auprès des pouvoirs publics et agit avec tous les partenaires engagés dans la lutte contre les discriminations. Elle peut exprimer des recommandations pour faire progresser les pratiques et le droit.

Liens

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« Jeunes femmes et participation politique en Tunisie: mobilisation informelle et participation institutionnelle balisant la voie pour des actions futures » https://www.wikigender.org/fr/wiki/jeunes-femmes-et-participation-politique-en-tunisie-mobilisation-informelle-et-participation-institutionnelle-balisant-la-voie-pour-des-actions-futures/ https://www.wikigender.org/fr/wiki/jeunes-femmes-et-participation-politique-en-tunisie-mobilisation-informelle-et-participation-institutionnelle-balisant-la-voie-pour-des-actions-futures/#respond Fri, 20 Nov 2015 10:10:21 +0000 https://www.wikigender.org/?post_type=userpress_wiki&p=3486 « Jeunes femmes et participation politique en Tunisie: mobilisation informelle et participation institutionnelle balisant la voie pour des actions futures » La révolution du 14 janvier 2011 marque un tournant historique en Tunisie et particulièrement au niveau de l’émergence des jeunes en tant qu’acteurs incontournables de la vie politique. De la problématique de la désaffection […]

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« Jeunes femmes et participation politique en Tunisie: mobilisation informelle et participation institutionnelle balisant la voie pour des actions futures » La révolution du 14 janvier 2011 marque un tournant historique en Tunisie et particulièrement au niveau de l’émergence des jeunes en tant qu’acteurs incontournables de la vie politique. De la problématique de la désaffection des jeunes du politique prévalant avant la révolution, on est passé à une phase dans laquelle le potentiel de changement dont sont porteurs les jeunes est devenu réalité. Ce changement drastique de situation invite à questionner le rôle qu’ont joué les jeunes femmes dans le processus révolutionnaire ainsi que les transformations au niveau des formes et modalités de leur participation politique. La promotion de la participation politique des jeunes femmes en Tunisie s’impose donc comme une des priorités d’action durant la phase de transition démocratique. C’est pourquoi, le Centre de la Femme Arabe pour la Recherche et la Formation (CAWTAR) a lancé ce projet de recherche intitulé « Jeunes femmes et participation politique en Tunisie: mobilisation informelle et participation institutionnelle balisant la voie pour des actions futures » financé par le CRDI (Centre de Recherches pour le Développement International) du Canada. Le projet, qui durera deux ans, s’inscrit dans le cadre d’une initiative régionale comprenant l’Égypte, la Tunisie, le Soudan et l’Éthiopie. Une coordination entre les 4 pays a été établie, tenant compte des contextes politiques similaires ; Cette coordination consiste à échanger les résultats des analyses, interprétations. Ce projet de recherche a trois objectifs principaux que l'on pourrait résumer comme suit: 1.La connaissance: produire et partager des connaissances sur la participation des jeunes femmes à la vie politique en Tunisie 2. Participation / appropriation : encourager la responsabilité et la participation active des parties prenantes dans la promotion de la participation des jeunes femmes à la vie politique en Tunisie 3.Action: fournir des intrants stratégiques pour l'action immédiate et orientée vers l'avenir pour promouvoir la participation des jeunes femmes à la vie politique en Tunisie.

1 / le Volet Recherche / production de connaissance

Est guidé par les axes suivants :
  • connaître les raisons pour lesquelles les jeunes femmes sont activement engagées dans la vie politique en Tunisie: analyse de i) la motivation et ii) des variables tel que le contexte social, économique, politique, familial et organisationnel / les allégeances institutionnelles, le capital politique, l’influence des autrui significatifs, de l'éducation qui ont une influence sur la motivation
  • Connaître comment les femmes s’engagent et participent dans la vie politique: analyse i) les différentes formes de participation : participation formelle contre la participation informelle ou occasionnelle à travers la participation à des protestations événementielles ; ii) les caractéristiques de la participation des jeunes femmes à la vie politique en comparaison avec celle des hommes ; iii) les caractéristiques de la participation des jeunes femmes à la vie politique en comparaison avec les femmes politiques plus expérimentées ; iv) les influences culturelles sur les modalités ou les stratégies de l'activisme politique; v) les facteurs déterminant le maintien des engagements des jeunes femmes dans le temps.

2/ Le volet participation/ appropriation

Le projet se veut participatif dans le sens d’une réelle implication des acteurs dans les activités du projet afin de renforcer leurs connaissances sur la question de la participation des jeunes femmes à la vie politique, ainsi que leur engagement pour cette cause.

3/ Le volet action

Le projet ne veut pas se limiter à la production de la connaissance, mais se propose d’aller au-delà pour mettre en œuvre des actions positives dans le sens d’une meilleure participation politique des jeunes femmes tunisiennes dans la vie politique. Trois actions seront implémentées :
  • Elaboration d’un policy brief : en traduisant les résultats de la recherche en recommandations, ce projet transcendera le rôle traditionnel d'une recherche pour se muer en outil de changement des politiques. Le policy brief qui sera élaboré vise à informer les décideurs sur la situation et à approfondir leurs connaissances sur la façon de surmonter les obstacles à la participation politique des jeunes femmes et sur les mécanismes à adopter pour favoriser la participation
  • Organisation d’ateliers de Mentorat : en partant de l'hypothèse selon laquelle le parrainage des femmes et hommes seniors dans la vie politique favorise l'implication dans le rôle, des séances de formation en coaching seront organisées pour favoriser la transmission du savoir et du savoir-faire politique intergénérationnel.
  • Lancement d’un concours vidéo: la visibilité médiatique est identifiée comme étant un mécanisme fondamental dans le renforcement de l’engagement politique d'une manière générale. Les femmes et à fortiori les jeunes, s'avèrent être les plus lésées dans ce domaine. C'est pourquoi nous avons décidé d'adopter une démarche de communication innovante et qui crée l'émulation : les vidéos contest : à savoir un concours vidéo entre jeunes femmes actives dans la vie politique. il s’agit d’autoportraits réalisés à l'aide d'une caméra amateur dans lesquelles les jeunes femmes parleront de leurs expériences de la vie politique et exposeront leurs représentations et leurs visions de la participation politique. En postant ces vidéos sur le site web dédié (http://politiqueaufeminin.org), nous offrons aux protagonistes un accès à la visibilité médiatique. Par ailleurs, la vidéo gagnant aura un prix consistant en 2000 USD. La vidéo sera aussi postée sur le site web du CAWTAR www.cawtar.org.
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Les normes sociales https://www.wikigender.org/fr/wiki/les-normes-sociales/ https://www.wikigender.org/fr/wiki/les-normes-sociales/#respond Thu, 26 Nov 2015 16:50:40 +0000 https://www.wikigender.org/?post_type=userpress_wiki&p=3818 Définition Les institutions sociales discriminatoires sont «les lois formelles ou informelles ainsi que les normes sociales et pratiques qui limitent ou excluent les femmes, restreignant par conséquent leur accès aux droits, à la justice, aux ressources et à l’émancipation» (Centre de développement de l’OCDE, 2014). Les normes sociales déterminent les rôles et les attentes qui […]

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Définition Les institutions sociales discriminatoires sont «les lois formelles ou informelles ainsi que les normes sociales et pratiques qui limitent ou excluent les femmes, restreignant par conséquent leur accès aux droits, à la justice, aux ressources et à l’émancipation» (Centre de développement de l’OCDE, 2014). Les normes sociales déterminent les rôles et les attentes qui conditionnent les interactions entre individus (Universalis, 2015). Elles agissent comme de puissants prescripteurs des comportements et attributs jugés souhaitables pour les femmes et les hommes (Banque Mondiale, 2014). Longtemps ignorées par les politiques publiques de développement, les normes sociales font  désormais partie intégrante des Objectifs de développement durable (ODD) adoptés par les Nations Unies en septembre 2015. L’ODD 5 « Parvenir à l’égalité des sexes et autonomiser toutes les femmes et les filles » se concentre en particulier sur des institutions sociales telles que les soins et travaux domestiques non rémunérés, la violence contre les femmes, le mariage précoce et la participation politique des femmes (Nowacka, 2015).

Exemples de normes sociales affectant l’égalité femme-homme

Partout dans le monde, le constat dressé par les institutions internationales est sans appel : la persistance de normes sociales discriminatoires constitue un obstacle majeur à l’égalité entre hommes et femmes. Les normes sociales comme celles qui considèrent la mère en gardienne de foyer conduisent ainsi les femmes à consacrer en moyenne trois fois plus de temps que les hommes aux travaux ménagers non-rémunérés (Centre de Développement de l’OCDE, 2014), ce qui a des conséquences évidentes sur leur employabilité. Les normes sociales attribuant plus de valeur aux garçons qu’aux filles sont à l’origine des avortements sélectifs, avec pour conséquence un déficit de population féminine dans les pays concernés. On estime qu’il manquerait environ 90 millions de femmes, principalement en Chine et en Inde (Centre de Développement de l’OCDE, 2014). Les normes sociales peuvent également légitimer la violence domestique. À l’échelle internationale, 35% des femmes estimeraient ainsi que la violence de leur conjoint peut-être justifiée « sous certaines conditions» (Centre de Développement de l’OCDE, 2014). Les normes sociales cantonnant les femmes à la sphère privée et au foyer limitent leur participation à la vie politique. En moyenne, seul un parlementaire sur cinq dans le monde est une femme (Centre de Développement de l’OCDE, 2014).

Mesurer l’impact des normes sociales sur le développement

Exposer en chiffres les causes sous-jacentes des discriminations : c’est l’objet de l’indicateur « Institutions Sociales et Égalité femme-homme(SIGI en anglais) élaboré par le Centre de développement de l’OCDE à partir de données collectées dans 160 pays (Centre de Développement de l’OCDE, 2014). Le SIGI examine cinq dimensions des institutions sociales qui affectent les femmes et les filles tout au long de leur vie :
  • Les discriminations au sein du code de la famille
  • Les atteintes à l’intégrité physique
  • La préférence pour les garçons
  • L’accès restreint aux biens et aux ressources
  • Les atteintes aux libertés civiles (Centre de Développement de l’OCDE, 2014).
Pour chacun de ces cinq volets, l’indicateur mesure l’écart entre hommes et femmes en termes de droits et d’opportunités, à partir de données sur les législations, les attitudes et les pratiques en vigueur dans chaque pays (Centre de Développement de l’OCDE, 2014). L’analyse des chiffres du SIGI démontre que, malgré les avancées enregistrées ces dernières années, les institutions sociales discriminatoires restent très répandues dans toutes les régions du monde. Surtout, celles-ci produiraient des effets domino négatifs tout au long du cycle de vie des femmes. Le mariage précoce par exemple, affectera la scolarisation des filles et donc les perspectives d’emploi des femmes adultes. Les grossesses précoces laisseront quant à elles des marques durables sur leur santé.  Autant de domaines du développement qui se voient donc directement affectés par les normes sociales, avec des coûts élevés non seulement pour les femmes mais aussi pour les économies (Centre de Développement de l’OCDE, 2014).

Bonnes pratiques

Les normes sociales sont souvent considérées comme figées et intouchables, alors que des travaux récents (Banque Mondiale, 2014 ; Jones et al, 2010) démontrent au contraire qu’il est possible de les changer lorsqu’elles causent du tort. Dans cette optique, une étude du Centre de développement de l’OCDE (2013) propose plusieurs pistes afin de guider les politiques publiques en la matière:
  • Des réformes juridiques visant à assurer l’égalité des hommes et des femmes devant la loi.
  • Des incitations économiques et autres stratégies visant à l’émancipation financière des femmes.
  • La mobilisation des communautés, la sensibilisation et l’éducation au niveau local.

Un exemple de mobilisation au niveau local : le « Samburu Women Trust » au Kenya

A sept ans, Jane Meriwas  a échappé de justesse à un mariage forcé. Dans sa communauté Samburu du Nord du Kenya, les filles sont traditionnellement considérées comme une ressource pour leur famille, qui reçoit du bétail en échange de l’union. Grâce à l’aide du prêtre de sa paroisse, la petite fille a réussi à éviter le mariage précoce que sa famille lui destinait et à aller à l’école. Aujourd’hui adulte et diplômée de l’enseignement supérieur, Jane dirige une ONG qui lutte contre les mariages précoces et les mutilations génitales féminines au sein des communautés pastorales de sa région. (Haut Commissariat aux Droits de l’Hommes, 2010). Composée d’un réseau d’associations de femmes autochtones, l’organisation de Jane promeut des approches fondées sur le plaidoyer, l’entraide et l’éducation pour combattre de l’intérieur les normes sociales qui asservissent les femmes, sans toutefois heurter les cultures locales (Samburu Women Trust, 2015).

Références

Banque Mondiale (2014), Voice and Agency. Empowering Women and Girls for Shared Prosperity,  Banque Mondiale, Washington, www.worldbank.org/content/dam/Worldbank/document/Gender/Voice_and_agency_LOWRES.pdf. Centre de Développement de l’OCDE (2014), Social Institutions and Gender Index. 2014 Synthesis Report, Editions OCDE, Paris,  www.genderindex.org/sites/default/files/docs/BrochureSIGI2015.pdf. Centre de Développement de l’OCDE (2013), “Transforming social institutions to prevent violence against women and girls and improve development outcomes“, Issues Paper, Centre de Développement de l’OCDE, Paris,  www.oecd.org/dev/poverty/OECD_DEV_Policy Brief_March 2013.pdf. Demeulenaere, P. (2015), « Norme sociale », Encyclopædia Universalis [en ligne], www.universalis.fr/encyclopedie/norme-sociale/, consulté le 12 novembre 2015. Haut Commissariat aux Droits de l’Homme (2010), “From herding goats to protecting women’s rights”, www.ohchr.org/EN/NewsEvents/Pages/WomensRights.aspx, consulté le 13 novembre 2015. Jones, N., Harper, C. et Watson, S. (2010), Stemming girls’ chronic poverty: Catalysing development change by building just social institutions, Chronic Poverty Research Center, Manchester,  www.chronicpoverty.org/publications/details/stemming-girls-chronic-poverty. Nowacka, K. (2015), “How to make the SDGs walk the talk about gender equality and women’s empowerment”, Centre de Développement de l’OCDE, Paris, www.oecd.org/dev/development-posts-gender-equality.htm, consulté le 24 novembre 2015. Samburu Women Trust (s.d), site web, www.samburuwomentrust.org/?page_id=26, consulté le 24 novembre 2015.

Liens externes

Ferrant, G., Nowacka, K. et Thim, A. (2015), “Living up to Beijing’s vision of gender equality: Social norms and transformative change”, Issues Paper, Centre de Développement de l’OCDE, Paris, www.oecd.org/dev/development-gender/BeijingPolicyBrief_Final_wreferences.pdf FNUAP  (2008), État de la population mondiale 2008: Lieux de convergence: culture, genre et droits de la personne. Fonds des Nations Unies pour la population, New York, www.unfpa.org/sites/default/files/pub-pdf/swp08_fre.pdf OCDE (2012), Closing the Gender Gap: Act Now, Editions OCDE, Paris, http://www.oecd.org/gender/closingthegap.htm ONU (2014), Résultats obtenus et difficultés rencontrées dans la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement en faveur des femmes et des filles: Conclusions concertées, 25 mars 2014, E/CN.6/2014/L.7. http://www.un.org/ga/search/view_doc.asp?symbol=E/CN.6/2014/L.7 UNESCO (2014), Égalité des genres, patrimoine et créativité, Editions UNESCO, Paris, http://unesdoc.unesco.org/images/0023/002303/230304f.pdf]]>
https://www.wikigender.org/fr/wiki/les-normes-sociales/feed/ 0
ONU Femmes https://www.wikigender.org/fr/wiki/onu-femmes/ https://www.wikigender.org/fr/wiki/onu-femmes/#respond Tue, 08 Dec 2015 09:39:42 +0000 https://www.wikigender.org/fr/?post_type=userpress_wiki&p=4131 Présentation ONU Femmes est une agence de l’Organisation des Nations Unies (ONU) créée en 2010 dans le cadre d’une réforme de l’ONU, en regroupant plusieurs agences et départements existants. La création d’ONU Femmes a ainsi permis d’harmoniser et de rationaliser l’action des différentes instances des Nations Unies dédiées à la promotion des droits des femmes […]

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Présentation ONU Femmes est une agence de l’Organisation des Nations Unies (ONU) créée en 2010 dans le cadre d’une réforme de l’ONU, en regroupant plusieurs agences et départements existants. La création d’ONU Femmes a ainsi permis d’harmoniser et de rationaliser l’action des différentes instances des Nations Unies dédiées à la promotion des droits des femmes et de l’égalité entre les sexes. ONU Femmes est désormais l’actuel secrétariat de la Commission de la condition de la femme (CCF ou CSW en anglais). La CSW est « une commission fonctionnelle du Conseil économique et social des Nations Unies (ECOSOC) créée par la résolution 11(II) du Conseil du 21 juin 1946 ». [1] C’est un organe intergouvernemental exclusivement dédié à la promotion des droits des femmes et de l’égalité des sexes qui se réunit tous les ans. ONU Femmes a été créée pour appuyer le travail de la Commission, tant du point de vue de l’élaboration des normes et des orientations politiques, que des actions de terrain. La création d’ONU Femmes a permis de regrouper les informations, les compétences et les mandats, afin d’avoir un impact plus important sur les décisions.

Activités

ONU Femmes œuvre à la promotion des droits des femmes à deux niveaux :
  1. au niveau international, ONU Femmes élabore des normes et des orientations en faveur de l’égalité des sexes et appuie les négociations intergouvernementales qui vont en ce sens
  2. aux niveaux nationaux, ONU Femmes aide les Etats-membres à mettre en œuvre ces normes, grâce à un appui technique et financier.

Gouvernance

La gouvernance de l’ONU Femmes est régie à ce jour par la résolution 64/289 de l’Assemblée Générale des Nations Unies. [2] Elle stipule que la gouvernance de l’ONU Femmes doit être intergouvernementale, et doit reposer sur deux axes :
  • l’élaboration des normes et des orientations générales de l’ONU Femmes est du ressort de l’Assemblée Générale, du Conseil Economique et Social, et de la Commission de la Condition de la Femme ;
  • la mise en œuvre des activités opérationnelles est du ressort de l’Assemblée Générale, du Conseil Economique et Social et du Conseil d’Administration.
Phumzile Mlambo-Ngcuka, secrétaire générale adjointe de l’ONU, est directrice exécutive d’ONU Femmes depuis le 19 août 2013.

Références

  1. http://www.unwomen.org/fr/csw
  1. http://www.unwomen.org/fr/about-us/governance

Liens externes

Site d’ONU Femmes (en français) : http://www.unwomen.org/fr Le progrès des femmes dans le monde 2015-2016 : Transformer les économies, réaliser les droits : http://www.unwomen.org/fr/digital-library/publications/2015/4/progress-of-the-worlds-women-2015#sthash.3SMcNd0V.dpuf Rapport annuel 2013-2104 : http://www.unwomen.org/~/media/headquarters/attachments/sections/library/publications/2014/unw%20ar%202013-french_rnd6%20pdf.ashx?v=1&d=20141013T122734  ]]>
https://www.wikigender.org/fr/wiki/onu-femmes/feed/ 0
Publications https://www.wikigender.org/fr/wiki/rapports-et-publications/ https://www.wikigender.org/fr/wiki/rapports-et-publications/#respond Thu, 10 Dec 2015 17:39:44 +0000 https://www.wikigender.org/fr/?post_type=userpress_wiki&p=4229 2021 L’AFD et les droits et la santé sexuels et reproductifs – AFD Le Lien Social Pour le Groupe AFD: la Clé Pour un Monde en Commun: Ensemble pour les Inégalités et pour l’Inclusion – AFD Genre et Trajectoires de Réussite Socio-Économique des Femmes à Ouagadougou (GERSEF), No. 224, Novembre 2021 – AFD Rapport régional SIGI 2021 […]

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2021

2020

https://www.wikigender.org/fr/wiki/publications-sur-le-genre-et-le-covid-19/

2019

2018

2017

2016

2015

2011-2014

Ressources clés

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Université Wikigender: universités partenaires https://www.wikigender.org/fr/wiki/universite-wikigender-universites-partenaires/ https://www.wikigender.org/fr/wiki/universite-wikigender-universites-partenaires/#respond Sun, 13 Dec 2015 14:14:00 +0000 https://www.wikigender.org/fr/?post_type=userpress_wiki&p=4331 Actuellement, nous n’avons pas d’université partenaire francophone pour ce programme. Nous venons de lancer la version française du site et nous recherchons de nouvelles universités partenaires. Merci de nous contacter ici si vous êtes intéressé(e): contact@wikigender.org Collaborations actuelles: Complutense University of Madrid (2018-2019) The United Nations University (UNU-GEST) (2016) Collaborations passées: Smith College, in Northampton, Massachusetts, USA (2014) The University of […]

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nous recherchons de nouvelles universités partenaires. Merci de nous contacter ici si vous êtes intéressé(e): contact@wikigender.org Collaborations actuelles: Collaborations passées: ]]> https://www.wikigender.org/fr/wiki/universite-wikigender-universites-partenaires/feed/ 0
CEDEF https://www.wikigender.org/fr/wiki/cedef/ https://www.wikigender.org/fr/wiki/cedef/#respond Sun, 13 Dec 2015 14:52:29 +0000 https://www.wikigender.org/fr/?post_type=userpress_wiki&p=4340 La Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (CEDEF, en anglais Convention on the Elimination of All Forms of Discrimination Against Women, CEDAW) a été adoptée le 18 décembre 1979 par l’Assemblée générale des Nations unies. Elle a été ratifiée par vingt pays, et est entrée en vigueur le 3 septembre 1981. Présentation […]

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La Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (CEDEF, en anglais Convention on the Elimination of All Forms of Discrimination Against Women, CEDAW) a été adoptée le 18 décembre 1979 par l’Assemblée générale des Nations unies. Elle a été ratifiée par vingt pays, et est entrée en vigueur le 3 septembre 1981.

Présentation

La CEDEF réaffirme le principe d’égalité entre les femmes et les hommes, définit la notion de discrimination et établit un programme d’action visant à atteindre l’égalité dans tous les domaines, politique, économique, social et culturel.

La CEDEF est composée de 30 articles. Son premier article inclut une définition des discriminations à l’égard des femmes : « l’expression "discrimination à l’égard des femmes" vise toute distinction, exclusion ou restriction fondée sur le sexe qui a pour effet ou pour but de compromettre ou de détruire la reconnaissance, la jouissance ou l’exercice par les femmes, quel que soit leur état matrimonial, sur la base de l’égalité de l’homme et de la femme, des droits de l’homme et des libertés fondamentales dans les domaines politique, économique, social, culturel et civil ou dans tout autre domaine ». [1]

Protocole facultatif

Un Protocole facultatif à la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'encontre des femmes a été proclamé par l'Assemblée générale de l'Organisation des Nations Unies le 6 octobre 1999. Il permet aux particuliers estimant que les droits que leur garantit la Convention ont été violés, de déposer une plainte officielle auprès du Comité pour l’élimination de la discrimination à l’encontre des femmes, lorsqu’ils ont épuisé tous les recours internes. A ce jour, 186 pays ont ratifié la Convention et 98 ont ratifié le Protocole facultatif. [2]

Champ d’application

La CEDEF vise à orienter l’action des Etats signataires, dans le sens d’une promotion active des droits des femmes et de l’égalité entre les sexes. L’introduction de la Convention précise ainsi : « en analysant en détail la signification de la notion d'égalité et les moyens de l'atteindre, la Convention, en plus d'être une déclaration internationale des droits des femmes, énonce aussi un programme d'action pour que les Etats parties garantissent l'exercice de ces droits». [3]

De nombreux États ont émis des réserves à la Convention, sur la base d'une incompatibilité avec leurs traditions, religions ou cultures nationales. Par exemple, l’article 9, relatif à la nationalité, selon lequel «les États parties accordent aux femmes des droits égaux à ceux des hommes en ce qui concerne l'acquisition, le changement et la conservation de la nationalité» a été remis en cause par la Malaisie, considérant cet article comme allant à l’encontre de la loi islamique ou comme l’Algérie ou le Maroc, estimant qu’il est en contradiction avec leur législation nationale. [4]

Le contrôle de l’application de la Convention CEDEF et de son protocole facultatif est assuré par le Comité pour l’élimination de la discrimination à l’encontre des femmes, composé de 23 expert-e-s indépendant-e-s. [4] Il est actuellement présidé par Mme Naela Gabr. Les États parties à la CEDEF s’engagent à présenter au Comité, dans l’année qui suit sa ratification, puis tous les quatre ans, un rapport décrivant toutes les mesures mises en place « pour donner effet aux dispositions de la Convention » et sur l’état de l’avancement de la situation des femmes dans leur pays. [5]

Références

  1. http://www.un.org/womenwatch/daw/cedaw/text/fconvention.htm
  2. http://www.un.org/fr/women/cedaw/index.shtml
  3. http://www.un.org/womenwatch/daw/cedaw/text/fconvention.htm
  4. http://www.reussirlegalitefh.eu/international/78-cedaw
  5. http://www.un.org/womenwatch/daw/cedaw/text/fconvention.htm

Liens externes

Texte intégral de la Convention (en français) : http://www.un.org/womenwatch/daw/cedaw/text/fconvention.htm

Comité pour l'élimination de la discrimination à l'égard des femmes, ONU : http://www.un.org/fr/women/cedaw/committee.shtml

Fiche synthétique rédigée à l’occasion des 30 ans de la Convention (2009), Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes : http://www.haut-conseil-egalite.gouv.fr/enjeux-europeens-et-internationaux/fiches-de-synthese-23/article/1979-2009-les-30-ans-de-la

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https://www.wikigender.org/fr/wiki/cedef/feed/ 0
Convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique https://www.wikigender.org/fr/wiki/2-convention-du-conseil-de-leurope-sur-la-prevention-et-la-lutte-contre-la-violence-a-legard-des-femmes-et-la-violence-domestique/ https://www.wikigender.org/fr/wiki/2-convention-du-conseil-de-leurope-sur-la-prevention-et-la-lutte-contre-la-violence-a-legard-des-femmes-et-la-violence-domestique/#respond Sun, 13 Dec 2015 15:01:18 +0000 https://www.wikigender.org/fr/?post_type=userpress_wiki&p=4345 La Convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique a été rédigée à Istanbul en avril 2011, puis adoptée et ouverte aux signatures en mai 2011. Il s’agit du premier traité européen combattant spécifiquement les violences faites aux femmes. [1]   […]

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Références
  1. Brochure d’information sur la Convention : https://rm.coe.int/CoERMPublicCommonSearchServices/DisplayDCTMContent?documentId=090000168046e60b
  2. Texte intégral de la Convention (en français) : https://rm.coe.int/CoERMPublicCommonSearchServices/DisplayDCTMContent?documentId=0900001680084840

Voir également

Convention interaméricaine sur la prévention, la sanction et l’élimination de la violence contre la femme (Convention Belém do Pará)

 Liens externes

Page dédiée à la Convention sur le site du Conseil de l’Europe : http://www.coe.int/t/dghl/standardsetting/convention-violence/default_FR.asp Communiqué de presse d’Amnesty International, « L'Europe doit ratifier la Convention d'Istanbul afin de lutter contre la violence à l'égard des femmes », 1er août 2014, https://www.amnesty.org/fr/press-releases/2014/08/europe-must-ratify-istanbul-convention-fight-violence-against-women/]]>
https://www.wikigender.org/fr/wiki/2-convention-du-conseil-de-leurope-sur-la-prevention-et-la-lutte-contre-la-violence-a-legard-des-femmes-et-la-violence-domestique/feed/ 0
Convention interaméricaine sur la prévention, la sanction et l’élimination de la violence contre la femme (Convention Belém do Pará) https://www.wikigender.org/fr/wiki/convention-interamericaine-sur-la-prevention-la-sanction-et-lelimination-de-la-violence-contre-la-femme-convention-belem-do-para/ https://www.wikigender.org/fr/wiki/convention-interamericaine-sur-la-prevention-la-sanction-et-lelimination-de-la-violence-contre-la-femme-convention-belem-do-para/#respond Sun, 13 Dec 2015 15:09:38 +0000 https://www.wikigender.org/fr/?post_type=userpress_wiki&p=4352 La Convention interaméricaine sur la prévention, la sanction et l’élimination de la violence contre la femme (ou Convention Belém do Pará) a été rédigée à Belém do Pará au Brésil le 9 juin 1994, lors de la vingt-quatrième session ordinaire de l’Assemblée Générale de l’Organisation des Etats américains. Elle a été adoptée le 6 septembre […]

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Présentation La Convention Belém do Pará combat plusieurs types de violences contre les femmes et réaffirme leurs droits politiques dans son article 5. Les articles 7 et 8 contraignent les Etats parties à adopter des politiques publiques et à prendre des mesures contre les violences faites aux femmes :
  • Article 7 : « Les États parties condamnent toutes les formes de violence contre la femme et conviennent d'adopter par tous les moyens appropriés et sans délais injustifiés, une politique visant à prévenir, à sanctionner et à éliminer la violence (…). »
  • Article 8 : « Les États parties conviennent d'adopter graduellement des mesures spécifiques (…). » [2]

Pays signataires [3]

Au 1 décembre 2015, les pays qui ont adhéré à la Convention sont : Antigua-et-Barbuda, Bahamas, Belize, Colombie, Haïti. Les pays qui ont ratifié la Convention sont : Argentine, Barbade, Bolivie, Brésil, Chili, Costa Rica, Dominique, Équateur, El Salvador, Grenade, Guatemala, Guyana, Honduras, Jamaïque, Mexique, Nicaragua, Panama, Paraguay, Pérou, République dominicaine, Saint-Kitts-et-Nevis, Sainte-Lucie, Suriname, Trinité-et-Tobago, Uruguay, Venezuela.

 Références

  1. Amnesty International, « Conventions spécifiques contre la violence à l'égard des femmes », https://www.amnesty.ch/fr/themes/droits-des-femmes/faits-chiffres-et/normes/conventions-en-faveur-des-femmes
  2. Texte intégral de la Convention interaméricaine sur la prévention, la sanction et l’élimination de la violence contre la femme (Convention Belém do Pará) : http://cidh.oas.org/Basicos/French/m.femme.htm
  3. Adhésions et ratifications de la Convention interaméricaine sur la prévention, la sanction et l’élimination de la violence contre la femme (Convention Belém do Pará) : http://cidh.oas.org/Basicos/French/n.femme.rat.htm
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https://www.wikigender.org/fr/wiki/convention-interamericaine-sur-la-prevention-la-sanction-et-lelimination-de-la-violence-contre-la-femme-convention-belem-do-para/feed/ 0
Les indicateurs sur le genre https://www.wikigender.org/fr/wiki/les-indices-de-genre/ https://www.wikigender.org/fr/wiki/les-indices-de-genre/#respond Sun, 13 Dec 2015 18:32:43 +0000 https://www.wikigender.org/fr/?post_type=userpress_wiki&p=4355 Indice de développement de genre (IDG) [1] L’Indice de développement de genre (IDG ; GDI en anglais) est un indicateur statistique composite, introduit par le PNUD en 1995. On parle aussi d’Indice Sexospécifique de Développement Humain (IDSH). Objectifs L’IDG vise à affiner l’Indice de Développement Humain (IDH) en y intégrant les inégalités entre les femmes et […]

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Indice de développement de genre (IDG) [1] L’Indice de développement de genre (IDG ; GDI en anglais) est un indicateur statistique composite, introduit par le PNUD en 1995. On parle aussi d’Indice Sexospécifique de Développement Humain (IDSH).

Objectifs

L’IDG vise à affiner l’Indice de Développement Humain (IDH) en y intégrant les inégalités entre les femmes et les hommes. Il intègre donc les mêmes variables que l’IDH (espérance de vie à la naissance, taux d’alphabétisation et de scolarisation, niveau de vie estimé à partir des revenus par habitant), mais en tenant compte des inégalités entre femmes et hommes pour chaque variable.

Composition

Les variables qui composent l’IDG sont :
  • l'espérance de vie à la naissance des femmes et des hommes ;
  • la durée attendue de scolarisation des enfants (garçons et filles) et la durée moyenne de scolarisation des adultes (femmes et hommes) âgés d'au moins 25 ans ;
  • les estimations relatives aux revenus du travail des femmes et des hommes.

Méthodologie

L'IDG utilise la même méthodologie que pour l'IDH, il correspond à un IDH ajusté aux inégalités de genre. Pour calculer l'IDG, il faut calculer l'IDH séparément pour les femmes et pour les hommes en ayant recours à la méthodologie utilisée pour le calcul de l'IDH. Il faut utiliser les mêmes fourchettes de variation que pour l'IDH afin de transformer les indicateurs en une échelle de zéro à un. La seule exception concerne l'espérance de vie à la naissance pour laquelle les fourchettes de variation sont ajustées selon un avantage biologique moyen pour les femmes de 5 ans par rapport aux hommes. [2]

Interprétation de l’indicateur

Les pays sont classés en fonction de l'écart absolu par rapport à la parité des sexes dans l'IDH. L’IDG permet de montrer, de façon chiffrée, que le développement ne profite pas aux hommes et aux femmes de manière égalitaire. Comme le note Christine Zanin à propos de l’ISDH (Indice Sexospécifique de Développement Humain), « l’ISDH consiste à corriger par des « pénalités », pour 136 pays, la valeur moyenne du développement humain. Cette correction est fonction des écarts entre hommes et femmes constatés sur les principales composantes de l'IDH ». [3]

Références

  1. http://hdr.undp.org/fr/content/indice-de-d%C3%A9veloppement-de-genre-idg
  2. http://hdr.undp.org/fr/faq-page/gender-development-index-gdi#t371n2009
  3. Christine Zanin, Genre et développement humain, Images économiques du Monde, Armand Colin, pp.4, 2007, halshs-00175130, https://hal.archives-ouvertes.fr/halshs-00175130/document

Indice d’inégalités de genre (IIG)

L’indice d’inégalités de genre (IIG ; GII en anglais) est un indicateur composite, créé en 2010 par le PNUD. Il met en évidence le manque à gagner, en termes de développement économique, imputable aux inégalités de genre. [1]

Objectifs

Cet indice, conçu sur le même modèle que l'IDH et l'IDHI, mesure le déficit de progrès dans trois dimensions du développement humain résultant d’inégalités de genre : santé reproductive, autonomisation et marché du travail. [2] Selon le Rapport sur le développement humain 2010, l’IIG est le seul indice à prendre en compte le niveau d’instruction, la participation économique et politique et les questions de santé spécifiquement féminines et également le seul à tenir compte d’inégalités concomitantes au niveau national. [3]

Composition

Les variables qui composent l’IIG sont :
  • la santé reproductive mesurée par le taux de mortalité maternelle et le taux de fertilité des adolescentes ;
  • l'autonomisation, mesurée par la part de sièges parlementaires occupés par des femmes et la part de femmes et d'hommes adultes âgés de 25 ans et plus ayant atteint au moins un niveau d'éducation secondaire ;
  • le statut économique exprimé en participation au marché du travail et mesuré par le taux d'activité de la population active chez les femmes et les hommes âgés de 15 ans et plus. [1]

Méthodologie

L’IIG est calculé à partir de la même méthodologie que l’Indice de Développement Humain ajusté selon les inégalités (IDHI). [1] Pour plus d’informations sur la méthodologie de l'IIG : http://hdr.undp.org/en/faq-page/gender-inequality-index-gii#t294n2422

Interprétation

Les valeurs s’échelonnent de 0 (égalité parfaite) à 1 (inégalité totale). Plus la valeur de l'IIG est élevée, plus les disparités entre les femmes et les hommes sont importantes. [4]

Les quatre premiers pays en 2010

Les Pays-Bas, suivi du Danemark, de la Suède et de la Suisse sont en tête de liste des pays en phase d’atteindre l’égalité de genre avec un IIG moyen de 0,23. Les dix pays qui se retrouvent en queue de liste sont (par ordre décroissant) le Cameroun, la Côte d’Ivoire, le Libéria, la République centrafricaine, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, l’Afghanistan, le Mali, le Niger, la République démocratique du Congo et le Yémen, avec un IIG moyen de 0,79. [3]

Références

  1. http://hdr.undp.org/fr/content/lindice-din%C3%A9galit%C3%A9s-de-genre-iig
  2. http://www.afd.fr/jahia/webdav/site/afd/shared/PORTAILS/SECTEURS/GENRE/pdf/10-Mesurer-inegalites-indices-genre.pdf
  3. http://hdr.undp.org/sites/default/files/hdr_2010_fr_complete_reprint.pdf
  4. http://hdr.undp.org/en/faq-page/gender-inequality-index-gii#t294n242

Indice mondial d'écart entre les sexes (IMES)

L’indice mondial d’écart entre les sexes (Global Gender Gap Index en anglais, plus couramment utilisé) est un indice développé par le Forum économique mondial en 2006. [1]

Objectifs

Cet indice a été conçu en premier lieu pour mesurer les inégalités de genre dans l’accès aux ressources et aux opportunités dans un pays donné, plutôt que de décrire les niveaux de ressources et d’opportunités dont disposent déjà les hommes et les femmes dans un pays. Cet indice repose également sur une évaluation des inégalités socio-économiques entre les hommes et les femmes. Il s’agit de donner un aperçu des disparités entre hommes et femmes dans l’exercice de certains droits humains. [1]

Composition

Les quatre variables qui composent le Global Gender Gap Index sont :
  • la participation économique et les opportunités : salaires, participation et emploi hautement qualifié ;
  • l’éducation: accès aux niveaux élémentaires et secondaires de l'éducation ;
  • la santé : espérance de vie et proportion des sexes ;
  • la participation à la vie politique : représentation dans les structures de prise de décisions. [2]

Méthodologie

Les données issues de ces variables sont converties en ratios hommes/femmes. Agrégées, ces données permettent de donner un score à un pays selon son niveau d’achèvement de l’égalité de genre.

Interprétation

Plus le ratio s’approche de 1 (ou 100%), plus le pays s’approche de l’égalité femmes-hommes ; à l’inverse, un score tendant vers 0 ou 0% dénote d’une forte inégalité entre les hommes et les femmes. Le Global Gender Gap Index permet de classer les pays selon le degré d’accomplissement de l’égalité de genre, plutôt que selon le degré d’autonomisation des femmes. [1]

Les dix premiers pays en 2014

L’Islande se hisse en haut du tableau des dix premiers pays selon le Global Gender Gap Index avec un ratio de 0,859. La Finlande, la Norvège, la Suède et le Danemark complètent les 5 premières places du tableau. Le Nicaragua, le Rwanda, l’Irlande, les Philippines et la Belgique sont respectivement classés de la 6ème à la 10ème place. [3]

Références

  1. Note du Forum économique mondial sur le Global Gender Gap Index en 2014, « The Global Gender Gap Index 2014: Measuring the Global Gender Gap », http://reports.weforum.org/global-gender-gap-report-2014/part-1/the-global-gender-gap-index-2014/
  2. http://www3.weforum.org/docs/WEF_NR_GlobalGenderGapReport_2012_FR.pdf
  3. http://reports.weforum.org/global-gender-gap-report-2014/rankings/

Liens externes

Rapport sur le Global Gender Gap Index 2012 (en anglais) : http://www3.weforum.org/docs/WEF_GenderGap_Report_2012.pdf Données sur le Global Gender Gap Index 2014 : http://reports.weforum.org/global-gender-gap-report-2014/ Vidéo sur le Global Gender Gap Index 2015 (en anglais) : http://youtu.be/llj7LzTULog

Indice d’égalité de genre (IEG) [1]

L’indice de l’égalité de genre (IEG, en anglais GEI) est un indice créé par l’Institut Européen pour l’égalité femme-homme (en anglais European Institute for Gender Equality ou EIGE) en 2005.

Objectifs

L’indice de l’égalité de genre a été façonné par l’EIGE pour évaluer l’impact des politiques d’égalité femmes-hommes mises en place au sein de l’UE et de ses pays membres.

Composition

L’indice de l’égalité de genre de l’EIGE repose sur six thématiques centrales : le travail, l’argent, la connaissance, le temps, le pouvoir et la santé; et deux thématiques transversales : les violences contre les femmes et les inégalités cumulatives. La sélection des indicateurs initiaux est réalisée sur une base théorique, à partir de plus de 200 variables provenant de différentes sources.

Méthodologie

La sélection des indicateurs initiaux est réalisée sur une base théorique, à partir de plus de 200 variables. Les résultats de l’analyse multivariée fournissent l’ensemble final des vingt-sept indicateurs, regroupés en six domaines, chacun subdivisé en deux sous-domaines (soit un total de douze sous-domaines). L’agrégation de ces indicateurs permet de donner un score à chaque État en termes d’égalité femmes-hommes.

Interprétation

Le résultat obtenu se situe entre 1 et 100, cette dernière valeur représentant l’égalité de genre totale en conjonction avec le plus haut niveau de réalisation observé. Par exemple, un résultat de 50 sur 100 indique qu’il reste encore la moitié du chemin à parcourir pour réaliser l’objectif d’égalité de genre tout en maximisant le niveau de réalisation.

Principaux résultats 2015

L’ensemble des pays de l’UE affiche un résultat moyen de 54. Parmi les résultats obtenus, le domaine du pouvoir affiche les plus grandes disparités, avec un résultat moyen de seulement 38 au niveau de l’UE. Le domaine du temps se situe au deuxième rang des inégalités les plus flagrantes. Il révèle des différences importantes en ce qui concerne le temps consacré aux activités domestiques et de soins/garde non rémunérés. La Suède, le Danemark et la Finlande se positionnent en haut du classement avec respectivement un indice de 74,3 ; 73,6 et 73,4 tandis que la Bulgarie et la Roumanie ferment la marche avec un indice de 37 et 35,5.

Références

  1. Résultats des pays de l’UE 2015 selon l’indice de l’égalité de genre : http://eige.europa.eu/sites/default/files/documents/MH0213275FRC.pdf

Liens externes

Justification du cadre conceptuel pour l’indice d’égalité de genre pour l’UE:http://eige.europa.eu/sites/default/files/documents/Rationale-for-the-Gender-Equality-Index-for-Europe_FR.pdf EIGE News, « EIGE launches Gender Equality Index 2015: Marginal improvements in gender equality », 2015 (en anglais): http://eige.europa.eu/news-and-events/news/eige-launches-gender-equality-index-2015-marginal-improvements-gender-equality Site Internet de l’indice d’égalité de genre (en anglais) : http://eige.europa.eu/gender-statistics/gender-equality-index/about

Indice de développement et des inégalités entre les sexes en Afrique (IDISA)

L'Indice de développement et des inégalités entre les sexes en Afrique (IDISA ; AGDI en anglais) est un indice composite, créé dans le cadre du processus de revue de Beijing +10.

Objectifs

L’IDISA vise à mesurer l’écart entre la condition des hommes et des femmes en Afrique, et à évaluer les progrès réalisés par les gouvernements africains dans la mise en œuvre des politiques de genre qu’ils ont élaborées. [1]

Composition et méthodologie [2]

L’IDISA comporte deux composantes: la première, l’indice de la condition de la femme (ICF), qui mesure les inégalités relatives au genre à l’aide d’indicateurs quantitatifs disponibles qui concernent l’éducation, la santé, les revenus, l’emploi du temps, l’accès aux ressources, la représentation politique formelle et informelle et l’emploi ; la seconde composante concerne le Tableau de bord de la promotion des femmes en Afrique (TBPFA) qui couvre les questions d’ordre qualitatif relatives aux performances des politiques de genre des gouvernements africains.
  1. L’Indice de la condition féminine (ICF)
L’ICF rend compte d’aspects liés à l’égalité entre les sexes qui peuvent être quantifiés dans divers domaines : social, politique et économique (par exemple, on y retrouvera pas d’indice de la mortalité maternelle, car il n’y a pas d’équivalent pour les hommes). L’ICF comporte 3 rubriques :
  • Le « pouvoir social ou Capacités » qui comprend des indicateurs sur l’éducation et la santé ;
  • Le « pouvoir économique ou Opportunités » qui comprend des indicateurs relatifs au revenu, au budget-temps, à l’emploi et à l’accès aux ressources ;
  • Le « pouvoir politique ou Pouvoir d’action » qui comprend des indicateurs relatifs au pouvoir politique formel et informel.
Pour chaque variable, l’indicateur de l’égalité entre les sexes se calcule de la même manière:
  • Comparaison des résultats obtenus par les femmes et des résultats obtenus par les hommes. Plus l’indicateur se rapproche de la valeur 1, meilleurs sont les résultats en matière d’égalité des sexes.
  • L’indicateur est aussi calculé pour chaque sous-composante, pour chaque composante et pour chaque rubrique. L’indice est alors calculé pour refléter le profil général du pays.
  1. Le Tableau de bord de la promotion de la femme en Afrique (TBPFA)
Le TBPFA  évalue, de manière qualitative, l’efficacité des politiques nationales de promotion et d’autonomisation des femmes. Il suit les progrès des gouvernements africains en ce qui concerne la ratification et la mise en œuvre effective des conventions relatives à l’égalité des sexes et à l’autonomisation des femmes dans 4 domaines :
  • Les « droits de la femme », axé sur la CEDEF et sur le protocole relatif à la femme de la Charte africaine sur les droits de l’homme et des peuples ;
  • Le « pouvoir social ou les capacités » ;
  • Le « pouvoir économique ou les opportunités » ;
  • Le « pouvoir politique ou la capacité d’influer sur le processus décisionnel ».

Interprétation

La performance des Etats membres pour chaque convention et pour chaque mesure est évaluée grâce à un système de notation à trois niveaux : 0 pour des résultats nuls ; 1 pour des résultats médiocres à moyen ; 2 pour des résultats bons ou excellents.

Principaux résultats  en 2009

En 2009, la Commission économique pour l’Afrique a rendu publique un rapport sur l’IDISA, mis à l’essai dans 12 pays représentatifs des cinq sous-régions du continent africain, à savoir l’Afrique du Sud, le Bénin, le Burkina Faso, le Cameroun, l’Égypte, l’Éthiopie, le Ghana, Madagascar, le Mozambique, l’Ouganda, la Tanzanie et la Tunisie. [1]

Références

  1. Rapport sur les femmes en Afrique, Commission économique pour l’Afrique, 2009 : http://www.uneca.org/sites/default/files/PublicationFiles/rapport_femmes_09_fre_fin.pdf
  2. Rapport sur l’Indice de développement et des inégalités entre les sexes en Afrique, 2004 : http://www.uneca.org/sites/default/files/PublicationFiles/agdi_book_french_011005.pdf

Liens externes

Tacko Ndiaye Ndèye, « L’Indice de Développement et des Inégalités entre les Sexes en Afrique (IDISA) », in Malengrez Maude, Genre et indicateurs de développement, Collection Analyse et plaidoyer de l’ONG Le Monde selon les Femmes, Bruxelles, 2006, pp.14-16, http://www.mondefemmes.be/pdf/capgenind.pdf L’indicateur de développement et des inégalités entre les sexes en Afrique, Commission économique pour l’Afrique, 2011 : http://www.observaction.org/wp-content/uploads/2014/10/lindicateur-de-developpement-et-inegalites-entre-les-sexes-en-afrique1.pdf

Liens externes généralistes

Association Adéquations, Fiche 6. Les indicateurs de genre, Novembre 2009, http://www.adequations.org/spip.php?article1269 Malengrez Maude, Genre et indicateurs de développement, Collection Analyse et plaidoyer de l’ONG Le Monde selon les Femmes, Bruxelles, 2006, http://www.mondefemmes.be/pdf/capgenind.pdf Emily Esplen, Emma Bell, « Kit Actu Boîte à outils : Genre et indicateurs », Bridge, 2007, http://www.observaction.org/wp-content/uploads/2015/01/Genre-et-indicateurs-Boite-%C3%A0-outils.pdf Annalise Moser, « Kit Actu Panorama : Genre et indicateurs », Bridge, 2007, http://www.observaction.org/wp-content/uploads/2015/01/Genre-et-indicateurs-Panorama.pdf Genre en Action, « Les indices d’égalité de genre : entre logique des chiffres et réalités de terrain » (année non précisée), http://www.genreenaction.net/Les-indices-d-egalite-de-genre-entre-logique-des.html    ]]>
https://www.wikigender.org/fr/wiki/les-indices-de-genre/feed/ 0