Userpress Alpha Feed https://www.wikigender.org/fr/ L'égalité des sexes Wed, 07 Dec 2022 14:51:46 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=4.9.8 « Féminismes et intersectionnalité – quels enjeux et apports ? Exemples des Afriques et d’autres Suds » https://www.wikigender.org/fr/wiki/feminismes-et-intersectionnalite-quels-enjeux-et-apports-exemples-des-afriques-et-dautres-suds/ https://www.wikigender.org/fr/wiki/feminismes-et-intersectionnalite-quels-enjeux-et-apports-exemples-des-afriques-et-dautres-suds/#respond Mon, 06 Mar 2017 15:28:02 +0000 https://www.wikigender.org/fr/?post_type=userpress_wiki&p=10037 Journée d’étude Organisée par Les Afriques dans le Monde et Genre en Action avec la collaboration de Perspectives Plurielles Marseille « Féminismes et intersectionnalité – quels enjeux et apports ? Exemples des Afriques et d’autres Suds » Quand:  8 mars, 13h-18h Où: Amphi de la Maison des Suds, domaine universitaire, Pessac. Contact : Elisabeth Hofmann Les Afriques dans […]

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Journée d’étude

Organisée par Les Afriques dans le Monde et Genre en Action avec la collaboration de Perspectives Plurielles Marseille

"Féminismes et intersectionnalité – quels enjeux et apports ? Exemples des Afriques et d’autres Suds »

Quand:  8 mars, 13h-18h

Où: Amphi de la Maison des Suds, domaine universitaire, Pessac.

Contact : Elisabeth Hofmann Les Afriques dans le Monde/ Genre en Action elisabeth.hofmann@u-bordeaux-montaigne.fr

Note de cadrage et programme

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« Jeunes femmes et participation politique en Tunisie: mobilisation informelle et participation institutionnelle balisant la voie pour des actions futures » https://www.wikigender.org/fr/wiki/jeunes-femmes-et-participation-politique-en-tunisie-mobilisation-informelle-et-participation-institutionnelle-balisant-la-voie-pour-des-actions-futures/ https://www.wikigender.org/fr/wiki/jeunes-femmes-et-participation-politique-en-tunisie-mobilisation-informelle-et-participation-institutionnelle-balisant-la-voie-pour-des-actions-futures/#respond Fri, 20 Nov 2015 10:10:21 +0000 https://www.wikigender.org/?post_type=userpress_wiki&p=3486 « Jeunes femmes et participation politique en Tunisie: mobilisation informelle et participation institutionnelle balisant la voie pour des actions futures » La révolution du 14 janvier 2011 marque un tournant historique en Tunisie et particulièrement au niveau de l’émergence des jeunes en tant qu’acteurs incontournables de la vie politique. De la problématique de la désaffection […]

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« Jeunes femmes et participation politique en Tunisie: mobilisation informelle et participation institutionnelle balisant la voie pour des actions futures » La révolution du 14 janvier 2011 marque un tournant historique en Tunisie et particulièrement au niveau de l’émergence des jeunes en tant qu’acteurs incontournables de la vie politique. De la problématique de la désaffection des jeunes du politique prévalant avant la révolution, on est passé à une phase dans laquelle le potentiel de changement dont sont porteurs les jeunes est devenu réalité. Ce changement drastique de situation invite à questionner le rôle qu’ont joué les jeunes femmes dans le processus révolutionnaire ainsi que les transformations au niveau des formes et modalités de leur participation politique. La promotion de la participation politique des jeunes femmes en Tunisie s’impose donc comme une des priorités d’action durant la phase de transition démocratique. C’est pourquoi, le Centre de la Femme Arabe pour la Recherche et la Formation (CAWTAR) a lancé ce projet de recherche intitulé « Jeunes femmes et participation politique en Tunisie: mobilisation informelle et participation institutionnelle balisant la voie pour des actions futures » financé par le CRDI (Centre de Recherches pour le Développement International) du Canada. Le projet, qui durera deux ans, s’inscrit dans le cadre d’une initiative régionale comprenant l’Égypte, la Tunisie, le Soudan et l’Éthiopie. Une coordination entre les 4 pays a été établie, tenant compte des contextes politiques similaires ; Cette coordination consiste à échanger les résultats des analyses, interprétations. Ce projet de recherche a trois objectifs principaux que l'on pourrait résumer comme suit: 1.La connaissance: produire et partager des connaissances sur la participation des jeunes femmes à la vie politique en Tunisie 2. Participation / appropriation : encourager la responsabilité et la participation active des parties prenantes dans la promotion de la participation des jeunes femmes à la vie politique en Tunisie 3.Action: fournir des intrants stratégiques pour l'action immédiate et orientée vers l'avenir pour promouvoir la participation des jeunes femmes à la vie politique en Tunisie.

1 / le Volet Recherche / production de connaissance

Est guidé par les axes suivants :
  • connaître les raisons pour lesquelles les jeunes femmes sont activement engagées dans la vie politique en Tunisie: analyse de i) la motivation et ii) des variables tel que le contexte social, économique, politique, familial et organisationnel / les allégeances institutionnelles, le capital politique, l’influence des autrui significatifs, de l'éducation qui ont une influence sur la motivation
  • Connaître comment les femmes s’engagent et participent dans la vie politique: analyse i) les différentes formes de participation : participation formelle contre la participation informelle ou occasionnelle à travers la participation à des protestations événementielles ; ii) les caractéristiques de la participation des jeunes femmes à la vie politique en comparaison avec celle des hommes ; iii) les caractéristiques de la participation des jeunes femmes à la vie politique en comparaison avec les femmes politiques plus expérimentées ; iv) les influences culturelles sur les modalités ou les stratégies de l'activisme politique; v) les facteurs déterminant le maintien des engagements des jeunes femmes dans le temps.

2/ Le volet participation/ appropriation

Le projet se veut participatif dans le sens d’une réelle implication des acteurs dans les activités du projet afin de renforcer leurs connaissances sur la question de la participation des jeunes femmes à la vie politique, ainsi que leur engagement pour cette cause.

3/ Le volet action

Le projet ne veut pas se limiter à la production de la connaissance, mais se propose d’aller au-delà pour mettre en œuvre des actions positives dans le sens d’une meilleure participation politique des jeunes femmes tunisiennes dans la vie politique. Trois actions seront implémentées :
  • Elaboration d’un policy brief : en traduisant les résultats de la recherche en recommandations, ce projet transcendera le rôle traditionnel d'une recherche pour se muer en outil de changement des politiques. Le policy brief qui sera élaboré vise à informer les décideurs sur la situation et à approfondir leurs connaissances sur la façon de surmonter les obstacles à la participation politique des jeunes femmes et sur les mécanismes à adopter pour favoriser la participation
  • Organisation d’ateliers de Mentorat : en partant de l'hypothèse selon laquelle le parrainage des femmes et hommes seniors dans la vie politique favorise l'implication dans le rôle, des séances de formation en coaching seront organisées pour favoriser la transmission du savoir et du savoir-faire politique intergénérationnel.
  • Lancement d’un concours vidéo: la visibilité médiatique est identifiée comme étant un mécanisme fondamental dans le renforcement de l’engagement politique d'une manière générale. Les femmes et à fortiori les jeunes, s'avèrent être les plus lésées dans ce domaine. C'est pourquoi nous avons décidé d'adopter une démarche de communication innovante et qui crée l'émulation : les vidéos contest : à savoir un concours vidéo entre jeunes femmes actives dans la vie politique. il s’agit d’autoportraits réalisés à l'aide d'une caméra amateur dans lesquelles les jeunes femmes parleront de leurs expériences de la vie politique et exposeront leurs représentations et leurs visions de la participation politique. En postant ces vidéos sur le site web dédié (http://politiqueaufeminin.org), nous offrons aux protagonistes un accès à la visibilité médiatique. Par ailleurs, la vidéo gagnant aura un prix consistant en 2000 USD. La vidéo sera aussi postée sur le site web du CAWTAR www.cawtar.org.
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« Mettre fin aux mutilations sexuelles féminines : le défi commun du Nord et du Sud » https://www.wikigender.org/fr/wiki/mettre-fin-aux-mutilations-sexuelles-feminines-le-defi-commun-du-nord-et-du-sud/ https://www.wikigender.org/fr/wiki/mettre-fin-aux-mutilations-sexuelles-feminines-le-defi-commun-du-nord-et-du-sud/#respond Tue, 17 Jan 2017 15:36:21 +0000 https://www.wikigender.org/fr/?post_type=userpress_wiki&p=9750 Si les mutilations sexuelles féminines tendent à reculer d’année en année, leur incidence dans le monde demeure scandaleusement élevée (200 millions de femmes touchées selon les chiffres 2016 de l’UNICEF), notamment dans certains pays de la Corne d’Afrique, en Afrique de l’Ouest, au Moyen-Orient, ou en Asie. Chaque année, environ 3 millions de filles courent […]

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Si les mutilations sexuelles féminines tendent à reculer d’année en année, leur incidence dans le monde demeure scandaleusement élevée (200 millions de femmes touchées selon les chiffres 2016 de l’UNICEF), notamment dans certains pays de la Corne d’Afrique, en Afrique de l’Ouest, au Moyen-Orient, ou en Asie. Chaque année, environ 3 millions de filles courent le risque d’être excisées à leur tour.

Mais le combat contre ces pratiques ne se joue pas qu’au « Sud ». En France, l’Institut national d’études démographiques estimait en 2009 que 53 000 femmes ayant subi une mutilation vivaient sur le territoire métropolitain, et que de nombreuses adolescentes restaient à risque, notamment lors de séjours dans les pays où la pratique se perpétue et dont leurs familles sont originaires.

Comment identifier et protéger ces jeunes filles ? Comment prendre en charge psychologiquement et physiquement, les femmes qui pour certaines souffrent des graves séquelles de leur excision ? Comment mettre un terme à une pratique millénaire qui concerne tous les continents et des milliers de communautés aux traditions différentes ?

A l’occasion de la Journée internationale de tolérance zéro à l’égard des mutilations sexuelles féminines, des spécialistes venus d’horizon divers rappelleront ce qu’est la réalité de l’excision et débattront des questions de formation, de prévention, de protection et de prise en charge, pour aller vers l’abandon de l’excision partout dans le monde.

Enfin, en exclusivité pour l’AFD, l’ONG Excision, parlons-en ! dévoilera la plateforme de formation en ligne « United to end FGM ». Destinée à une multitude de  professionnel-le-s confronté-e-s dans leur activité quotidienne à la problématique de l’excision (enseignants, médecins, juristes, avocats, etc.), la plateforme devra leur permettre de mieux agir face au risque et aux conséquences de l’excision. Cofinancée par la Commission Européenne et la Fondation Kering, elle est le fruit d’un travail entre 12 associations européennes – dont  Excision, parlons-en !


Conférence-débat  

Lundi 6 février 2017 de 17h00 à 19h00  

à l’Agence Française de Développement,  Paris 12

A l’issu de la conférence, les participants pourront découvrir dans la rue intérieure de l’AFD l’exposition d’Excision, parlons-en ! « Fuir l’excision : parcours de femmes réfugiées ». Un cocktail sera offert à cette occasion. Conférence-débat animée par Claire HÉDON, journaliste à RFI. Avec la participation de :

  • Alpha Amadou BANO BARRY, sociologue et maître de conférences à l’Université Sonfonia de Conakry, Professeur invité Paris 1 Panthéon-Sorbonne
  • Un chef de Projet Santé et Protection Sociale de l’Agence Française de Développement
  • Ghada HATEM, médecin-chef de la Maison des femmes de Saint Denis
  • Marion SCHAEFER, déléguée Générale de l’association Excision, parlons-en !

Inscrivez-vous !

(Inscription obligatoire)

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« Promouvoir la participation économique des femmes en Méditerranée occidentale » : les initiatives de trois membres du réseau de la Fondation des Femmes de l’Euro-Méditerranée https://www.wikigender.org/fr/wiki/promouvoir-la-participation-economique-des-femmes-en-mediterranee-occidentale-les-initiatives-de-trois-membres-du-reseau-de-la-fondation-des-femmes-de-leuro-mediterranee/ https://www.wikigender.org/fr/wiki/promouvoir-la-participation-economique-des-femmes-en-mediterranee-occidentale-les-initiatives-de-trois-membres-du-reseau-de-la-fondation-des-femmes-de-leuro-mediterranee/#respond Thu, 15 Jul 2021 08:26:30 +0000 https://www.wikigender.org/?post_type=userpress_wiki&p=26338 Article proposé par le Secrétariat de la Fondation des Femmes de l’Euro-Méditerranée Suite à leur participation à la conférence intitulée « Promouvoir la participation économique des femmes en Méditerranée occidentale », cet article porte sur les initiatives de trois membres du réseau de la Fondation des Femmes de l’Euro-Méditerranée : Jossour – Forum des femmes […]

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Article proposé par le Secrétariat de la Fondation des Femmes de l’Euro-Méditerranée

[symple_divider style="solid" margin_top="20" margin_bottom="20"] Suite à leur participation à la conférence intitulée « Promouvoir la participation économique des femmes en Méditerranée occidentale », cet article porte sur les initiatives de trois membres du réseau de la Fondation des Femmes de l’Euro-Méditerranée : Jossour - Forum des femmes marocaines,  WIBA - Women in Business of Algeria et Jusoor, Center for Studies and Development. L’article vise à contextualiser la conférence, organisé par l’Institut Européen de la Méditerranée (IEMed) dans le cadre de l’initiative MedThink 5+5, tout en se focalisant sur les initiatives et les recommandations formulées par ces trois associations lors de cet événement. [symple_divider style="solid" margin_top="20" margin_bottom="20"] Table des matières
  • Introduction : présentation de la conférence
  • Présentation des associations et de leurs initiatives
  • Jossour - Forum des Femmes Marocaines (Jossour FFM)
  • Jusoor Center for Studies and Development (Libye)
  • Women in Business of Algeria (WIBA)
  • Leurs recommandations
  • Bibliographie
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  1. Introduction générale de l’événement

Cet article fait suite à la conférence organisée par l’Institut Européen de la Méditerranée (IEMed) – membre fondateur de la Fondation des Femmes de l’Euro-Méditerranéenne – « Promouvoir la participation économique des femmes en Méditerranée occidentale, » qui s’est tenu le 7 mai 2020 en ligne.[1] Cette conférence visait à cartographier les disparités économiques de genre qui traversent la région de la Méditerranée occidentale tout en présentant des pratiques réussies qui favorisent la participation économique des femmes dans les pays de la zone. Pour se faire, les conférenciers et conférencières se sont appuyé.e.s sur les indicateurs de genre validés par les 42 pays de l’Union pour la Méditerranée (UpM) en 2020.[2] Cet événement a eu lieu dans le cadre de la co-présidence espagnole 2021 du Dialogue 5 + 5.[3] Sous la direction du ministère espagnol des Affaires étrangères, de l’Union européenne et de la coopération, et dans le cadre du réseau MedThink 5 + 5 de think tanks de la Méditerranée occidentale, cette conférence vise à formuler des recommandations politiques aux ministres des Affaires étrangères de la région dans le cadre de leur réunion annuelle sous la co-présidence espagnole du Dialogue 5 + 5.
  1. Présentation des participantes et des organisations de notre réseau

La conférence s’est déroulée en deux parties. Suite à l’allocution de bienvenue par Senéne Florensa (président du Comité exécutif de l’IEMed), la première partie a été consacrée à des remarques introductives par Cristina Gallach Figueras (Secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères, au ministère des Affaires étrangères, de l’Union européenne et de la Coopération du Gouvernement d’Espagne), Nasser Kamel (Secrétaire général de l’UpM) et Carlos Conde (Chef de la Division Moyen-Orient Afrique, Secrétariat des Relations mondiales et membre de l’Organisation de coopération et de développement économiques). Leurs interventions ont souligné l’importance d’initiatives comme celle de la conférence afin d’identifier les défis communs à la région dans le domaine socio-économique, et de partager des bonnes pratiques qui peuvent être extrapolées. La deuxième partie s’est organisée sous format d’une table ronde, modérée par Myriem Ouchen Noussairi, de l’ONU Femmes Maghreb, avec la participation de différents membres du réseau de la FFEM. La Fondation des Femmes de l’Euro-Méditerranée se félicite de la participation de trois des leaders d’organisations membres de son réseau (Jossour - Forum des femmes marocaines,  WIBA - Women in Business of Algeria et Jusoor, Center for Studies and Development) à cette conférence, et salue la présence de la présidente de la Chambre nationale tunisienne des Femmes Cheffes d’Entreprises (CNFCE). Durant la table ronde réunissant des représentantes d’organisations de la société civile, ont été mises en avant les initiatives nationales ayant déjà eu un impact aux niveaux économique et des politiques publiques dans leurs contextes respectifs. En outre, les représentantes ont proposé des recommandations de politiques publiques visant à ouvrir la voie à des transformations économiques et sociales profondes. L’article participe à la  diffusion des discours et propositions des membres de notre réseau.

Jossour - Forum des Femmes Marocaines (Jossour FFM)

Dr. Omayma Achour, Présidente de Jossour - Forum des Femmes marocaines, a été la première à intervenir lors de la table ronde réunissant les représentantes d’associations.  Jossour - Forum des Femmes Marocaines (Jossour FFM) est une association féminine à but non lucratif, qui a été créée en 1995.[4] Les membres de l’association militent pour la promotion des droits des femmes et le renforcement de la présence féminine sur la scène nationale, et ce, dans les domaines économique, social, culturel, juridique, ainsi que pour la participation politique et aux postes de décision. Jossour FFM bénéficie depuis 2014 du statut consultatif du Conseil économique et social de l’ONU (ECOSOC). Dr. Achour a commencé son intervention en soulignant que la crise sanitaire a mis les femmes au cœur des intérêts politiques et a également mis en lumière des inégalités exacerbées dans tous les secteurs.  Les rapports de l’ONU Femmes, et de l’OCDE distinguent plusieurs inégalités dans différents domaines (juridique, social, sanitaire, digital, politique).[5] Au Maroc, la pandémie invite à une réflexion sur le cadre du travail et des conditions de vie des femmes, selon la présidente de Jossour. La situation nécessite de revoir les lois sur les violences à l’égard des femmes et demande de stabiliser les systèmes de protection sociale. Dr. Achour a souligné l’importance de prendre en compte des fractures sociales, digitales, territoriales. La pandémie a un impact économique important, qui requiert la rationalisation des dépenses publiques, mais aussi une certaine flexibilité à travers l’allègement de certaines charges, l’allongement des délais de paiement, et l’indemnité pour les personnes vulnérables dans certains secteurs, entre autres.  Dans ce sens-là, la Dr. Achour rapportait que certaines personnes ayant des maladies chroniques ne pouvaient pas aller voir leur médecin. Par ailleurs, elle ajoutait qu’on observe des disparités importantes entre le monde rural et urbain et qu’on voit aussi de nouveaux problèmes de santé liés à la charge mentale du confinement.

Jusoor Center for Studies and Development (Libye)

Hala Bugaighis a cofondé en 2015 Jusoor Center for Studies and Development, une association Libyenne.[6] Jusoor travaille pour la production de recherches et d’études  et œuvre pour la création d’emploi et souhaite donner des opportunités d’emploi aux femmes libyennes. À cet égard, Jossour a créé un incubateur de start ups et a apporté du soutien à près de huit cents femmes libyennes. Pendant son intervention, dans un premier temps, Bugaighis a présenté le contexte libyen et celui de la participation économique des femmes. Elle a fait référence au développement du secteur privé en Libye dans les années 1970 après l’indépendance, en soulignant qu’après la révolution de 1969 le régime a adopté des attitudes hostiles vers le secteur jusqu’aux années 1990. Dans un second temps, Bugaighis a parlé de la place des femmes dans le secteur privé. Après la révolution, de plus en plus de femmes entrepreneuses sont apparues ; majoritairement tournées vers le domaine des services, et notamment dans le secteur informel. Aujourd’hui, parmi les femmes libyennes, un pourcentage très bas est propriétaires ou ont accès aux services financiers parce que les services bancaires ne sont pas sensibles aux inégalités de genre. De la même manière, un nombre faible de femmes entrent dans le monde des affaires, et si elles le font, c’est souvent par le biais du secteur informel. Finalement, la co-fondatrice de Jusoor a fait référence au contexte pandémique. Ainsi, elle a remarqué que les femmes ont été reconnues particulièrement vulnérables durant la pandémie. Cependant, le Gouvernement Libyen s’est montré incapable de répondre aux besoins du secteur informel et a peu investi dans le secteur formel privé. En conséquence, beaucoup de femmes n’ont pas de contrat pour protéger leurs droits. Bugaighis a conclu en disant qu’en Libye, la priorité est donnée à la guerre, qui prime sur les intérêts économiques.

Women in Business of Algeria (WIBA)

Fairouz Habache est la Présidente de Women in Business of Algeria (WIBA).[7] Cette association vise à faire sortir les femmes algériennes de l’isolement, en les aidants à créer leur propre domaine d’activité. WIBA met en place des ateliers, des séances de coaching et de mentoring ayant pour but de renforcer l’autonomie des femmes et leur volonté d’entreprendre. Durant la conférence, Habache a réaffirmé l’importance de la création d’entreprises dirigées par des femmes. Elle a souligné l’importance de promouvoir l’innovation et la recherche des femmes, et de créer une plateforme d’échanges entre les femmes. Habache suggère qu’il est essentiel de créer un réseau entre les régions et les métiers. Comme les autres intervenantes, la présidente de WIBA a aussi fait référence à la Covid-19. Habache a expliqué que, durant la pandémie, WIBA a organisé des webinars sur l’impact de la Covid sur la vie des femmes et des activités de mentoring pour encourager les femmes à entreprendre. Contrairement à la situation en Libye, des dispositifs ont été mis en place par l’Algérie, tels que des incubateurs privés et publics et des fonds de garantie de crédits pour les PME. Malgré cela, et comme souligné par Habache, les femmes rencontrent des barrières pour intégrer le marché du travail et des contraintes d’accès aux investissements. Habache a rappelé que l’Algérie est plongée dans une crise économique et que dans ce contexte trois fois plus d’entreprises dirigées par des femmes ont été touchées, en comparaison avec des entreprises gérées par des hommes. C’est pour cela que Habache conseille de prévoir des programmes de renforcement des entreprises dirigées par des femmes, en ligne avec le plan de secours de petites entreprises dirigées par des femmes élaboré par WIBA. Ce plan, que WIBA proposera à l’État algérien, comprend les étapes suivantes: évaluer la situation, fournir un diagnostic, prévoir un accompagnement, redresser les entreprises et former les managers.
  1. Leurs recommandations

Dans le cadre de la conférence, les représentantes d’associations ont formulé des recommandations politiques. Recommandation 1 : Mettre en place des mesures et incitatives pour encourager les femmes à entrer dans l’emploi formel. Recommandation 2 : Mettre en place des dispositifs de soutien aux entreprises de femmes pour les soutenir dans la crise. Les femmes entrepreneures doivent pouvoir avoir un accès égalitaire au financement et aux technologies. Par ailleurs, leur entrée dans l’économie du numérique doit être facilitée. Recommandation 3 : Mettre en place une réforme juridique. Les lois, les politiques publiques, leur mise en œuvre et application doivent être sensibles au genre, et ne pas être vectrices d’inégalités de genre. Recommandation 4 : Généraliser l’aide sociale, favoriser la mise en place de politiques publiques égalitaires qui visent les populations vulnérables durant les crises afin de permettre de protéger les victimes de violences et faciliter des transitions en cas de perte d’emploi. Recommandation 5 : Encourager la collecte de données qui tiennent en compte le genre, pour comprendre les conditions de travail des femmes, et formuler des recommandations politiques adaptées.
  1. Bibliographie

Fondation des Femmes de l’Euro-Méditerranée (2021) « WEBINAIRE - Promouvoir la participation économique des femmes en Méditerranée occidentale ». Les indicateurs ont été présentés lors de la Réunion de dialogue régional de l’UpM pour l’autonomisation des femmes, tenue en novembre, en ligne avec l’initiative de l’UpM d’établir un mécanisme régional intergouvernemental de suivi sur l’égalité entre les sexes. ONU Femmes. « ONU Femmes: l’Entité des Nations Unies pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes. » https://www.un.org/youthenvoy/fr/2013/07/onu-femmes-lentite-nations-unies-legalite-sexes-lautonomisation-femmes/ OCDE. “Le portail de données OCDE sur l'égalité femmes-hommes » https://www.oecd.org/fr/parite/donnees/ Profil de Jusoor sur la Plateforme en ligne de la Fondation des Femmes de l’Euro-Méditerranée. Profil de WIBA sur la Plateforme en ligne de la Fondation des Femmes de l’Euro-Méditerranée. Profil de Jossour sur la plateforme en ligne de la Fondation des Femmes de l’Euro-Méditerranée. [1] Fondation des Femmes de l’Euro-Méditerranée (2021) « WEBINAIRE - Promouvoir la participation économique des femmes en Méditerranée occidentale ». [2] Les indicateurs ont été présentés lors de la Réunion de dialogue régional de l’UpM pour l’autonomisation des femmes, ténue en novembre, en ligne avec l’initiative de l’UpM d’établir un mécanisme régional intergouvernemental de suivi sur l’égalité entre les sexes. [3] Le Dialogue 5+5. [4] Profil de Jossour sur la plateforme en ligne de la Fondation des Femmes de l’Euro-Méditerranée. [5] ONU Femmes. « ONU Femmes: l’Entité des Nations Unies pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes. » https://www.un.org/youthenvoy/fr/2013/07/onu-femmes-lentite-nations-unies-legalite-sexes-lautonomisation-femmes/ OCDE. “Le portail de données OCDE sur l'égalité femmes-hommes » https://www.oecd.org/fr/parite/donnees/ [6] Profil de Jusoor sur la Plateforme en ligne de la Fondation des Femmes de l’Euro-Méditerranée. En 2019, Jusoor a fait parti du projet « Capacity building in Southern Mediterranean to open policy dialogue and monitoring for women in society », finance par l’Union Européene et dirigé  par l’IEMed. Foundation [7] Profil de WIBA sur la Plateforme en ligne de la Fondation des Femmes de l’Euro-Méditerranée.]]>
https://www.wikigender.org/fr/wiki/promouvoir-la-participation-economique-des-femmes-en-mediterranee-occidentale-les-initiatives-de-trois-membres-du-reseau-de-la-fondation-des-femmes-de-leuro-mediterranee/feed/ 0
13ème Forum international de l’AWID 2016 https://www.wikigender.org/fr/wiki/13eme-forum-international-de-lawid-2016/ https://www.wikigender.org/fr/wiki/13eme-forum-international-de-lawid-2016/#respond Thu, 17 Dec 2015 10:26:58 +0000 https://www.wikigender.org/fr/?p=4530 Le 13e forum de l’AWID, « Horizons féministes : Construire un pouvoir collectif pour les droits et la justice » aura lieu du 5 au 8 mai 2016 à Costa do Sauípe dans l’État du Bahia, au Brésil. Plus d’informations et inscription  

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Plus d'informations et inscription  ]]> https://www.wikigender.org/fr/wiki/13eme-forum-international-de-lawid-2016/feed/ 0
Accès des femmes à l’espace public https://www.wikigender.org/fr/wiki/acces-des-femmes-a-lespace-public/ https://www.wikigender.org/fr/wiki/acces-des-femmes-a-lespace-public/#respond Thu, 18 Feb 2016 21:20:14 +0000 https://www.wikigender.org/fr/?post_type=userpress_wiki&p=6045    Contexte et définitions Les libertés civiles au sens large font partie des droits les plus fondamentaux des individus. La liberté d’expression, de mouvement, d’assemblée, et plus généralement de participer à la vie publique, sont ainsi reconnus dans de nombreux instruments juridiques internationaux comme la Déclaration universelle des droits de l’homme (1948), le Pacte international […]

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 Contexte et définitions Les libertés civiles au sens large font partie des droits les plus fondamentaux des individus. La liberté d’expression, de mouvement, d’assemblée, et plus généralement de participer à la vie publique, sont ainsi reconnus dans de nombreux instruments juridiques internationaux comme la Déclaration universelle des droits de l’homme (1948), le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (1966) et la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes (1979). Bien souvent pourtant, les femmes ne bénéficient pas du même accès à l’espace public que les hommes en raison de lois, normes sociales et pratiques qui restreignent leur liberté de mouvement, d’association et de participation à l’action collective (Jones et al, 2010). Les espaces publics peuvent se définir comme des sites qui sont accessibles à tous sans but lucratif et pouvant prendre différentes formes spatiales : parcs, rues, marchés, etc. (UN Habitat, n.d.). Or dans de nombreuses sociétés, une femme « respectable » n’est pas censée s’aventurer seule dans les rues et autres lieux publics. Les femmes qui enfreignent ces règles peuvent s’exposer au stigma, voire au harcèlement et à la violence. L’espace public ne se limite pas à des espaces physiques, il est aussi et le lieu du débat politique, des interactions sociales et de la pratique démocratique (Paquot, 2009). Dans cette acception du terme également, l’accès des femmes est restreint. L’expression publique des femmes, à plus forte raison leur engagement dans un mouvement social ou politique, demeure souvent taboue. L’indicateur « Institutions Sociales et Égalité femme-homme » (SIGI en anglais) élaboré par le Centre de développement de l’OCDE intègre parmi les différentes variables prises en compte le niveau d’accès des femmes à l’espace public. Le SIGI mesure ainsi dans près de 160 pays si les femmes « font face à des restrictions à leur liberté de mouvement et d'accès à l'espace public, telles que la capacité restreinte de choisir leur lieu de résidence, de rendre visite à leurs familles et amis ou de faire une demande de passeport » (Centre de Développement de l’OCDE, 2014 ; SIGI site web, n.d).

Dimensions de l’accès des femmes à l’espace public

Les dimensions de l’accès des femmes à l’espace public sont multiples. On peut citer entre autres exemples :

La déclaration de naissance

L’absence de déclaration de naissance peut constituer le premier obstacle à l’accès des femmes et des filles à l’espace public. Véritable « passeport pour la citoyenneté et la participation à la sociét頻, la déclaration à la naissance permet une reconnaissance par l’État de l’existence de l’enfant, sans laquelle celle-ci reste sinon invisible (Jones et al, 2010).

La liberté de mouvement

Dans de nombreuses sociétés, la mobilité des femmes et des filles est restreinte à partir de la puberté, souvent pour des raisons de sécurité mais aussi pour préserver « l’ honneur » de la famille. La liberté de circulation peut aussi être limitée par la loi. En Arabie Saoudite, par exemple, les femmes ne sont pas autorisées à conduire un véhicule ni à sortir dans les lieux publics sans gardien masculin. Ainsi confinées dans leurs foyers, assumant l’essentiel des tâches ménagères, les femmes peuvent se voir coupées de la possibilité de suivre une scolarité ou de participer à la vie sociale, économique et politique de la collectivité (Jones et al, 2010 ; SIGI website).

L’accès au monde professionnel

Dans de nombreux pays d’Europe et d’Asie Centrale, la législation restreint les professions que les femmes sont autorisées à exercer. En Russie, ces restrictions prennent la forme d’une liste de 456 métiers non-accessibles aux femmes. A l’origine conçues pour les protéger, ce type de mesures limite en fait les opportunités professionnelles des citoyennes (Banque mondiale, 2014).

L’action collective

L’engagement dans l’action collective est une composante essentielle de l’accès des femmes à l’espace public, qui a souvent permis de faire avancer l’ensemble de leurs droits. Au Botswana, l’association féminine «Stand up Women » s’est par exemple mobilisée pour réformer le droit de la famille et faire adopter des lois contre la violence domestique. Une étude récente conduite dans 70 pays démontre plus généralement que les pays avec les plus forts mouvements féministes ont des politiques plus développées en matière de violence contre les femmes que les pays où ces mouvements sont plus faibles ou inexistants (Banque Mondiale, 2014).

La liberté d’expression

La liberté pour les femmes de s’exprimer par l’intermédiaire des médias traditionnels et des TIC constitue également une dimension importante de l’accès à l’espace public. L’essor d’internet et des réseaux sociaux offre à cet égard de nouvelles opportunités pour les femmes, comme l’illustre l’exemple de la jeune Pakistanaise Malala Yousafzai et de l’écho rencontré par son blog en faveur de l’éducation des filles (Banque mondiale, 2014).

Aperçu par régions

Selon l’indicateur SIGI, les femmes et les hommes dans les pays de l’OCDE ont globalement le même niveau d’accès à l’espace public. Les femmes peuvent librement choisir leur lieu de résidence, demander un passeport et circuler comme bon leur semble, même si certaines femmes issues de minorités comme les Roms subissent des restrictions (Centre de développement de l’OCDE, 2014). En Asie du Sud, les restrictions aux libertés civiles des femmes atteignent un niveau “moyen” selon le SIGI. Néanmoins la vitalité des associations féminines au niveau local aurait permis des avancées, comme en Inde, par exemple, où les peines infligées aux personnes condamnées pour viols ont été alourdies suite à l’attaque d’une étudiante dans un bus de New Dehli en 2012 (Centre de développement de l’OCDE, 2014 ; Banque mondiale, 2014). Outre des actions en justice, on assiste également à des campagnes visant à la réappropriation des espaces publics par les femmes : les évènements ‘Meet to Sleep’ organisés par des associations féminines dans plusieurs villes indiennes affirment ainsi symboliquement le droit des femmes à faire elles aussi la sieste dans les parcs. C’est dans la région Afrique du Nord et Moyen-Orient que les restrictions aux libertés civiles des femmes sont les plus marquées. Les limitations de l’accès des femmes à l’espace public y sont souvent inscrites dans le droit. Neuf pays de la région sur dix-neuf ont ainsi des lois limitant la liberté de circulation des femmes. À Oman et au Yémen, les femmes doivent demander la permission de leur mari pour obtenir un passeport (Centre de développement de l’OCDE, 2014) .

Pistes pour élargir l’accès des femmes à l’espace public

Les recherches récentes proposent plusieurs pistes d’intervention en vue d’élargir l’accès des femmes à l’espace public, notamment:
  • Des réformes facilitant la déclaration de tous les enfants à la naissance, en particulier des filles, comme pré-requis à leur futur accès à l’espace public (Jones et al, 2010) ;
  • La conception et l’aménagement de lieux publics sûrs pour les femmes, avec une attention particulière aux éléments comme l’éclairage, l’aménagement paysager, le personnel de sécurité, l’accès aux transports publics, etc. (ONU Femmes, n.d ; UN Habitat, n.d ; voir aussi le Programme mondial « villes sûres pour les femmes») ;
  • La création d’espaces de participation pour les adolescentes, afin de leur donner l’opportunité d’interagir avec leurs paires et de faire entendre leurs voix dans les processus de décision les concernant – voir par exemple les clubs de filles créés dans le cadre de l’Initiative des Nations Unies pour l’éducation des filles (Jones and al, 2010) ;
  • Le soutien aux mécanismes d’actions collectives conduits par et pour les femmes. Les pouvoirs publics et acteurs du développement peuvent notamment créer un environnement juridique favorable, stimuler le partage d’expérience et envisager des modalités de financement (Banque Mondiale, 2014).
  • Des mesures pour renforcer l’accès des femmes aux TIC et leurs possibilités de développer leurs propres contenus (Banque Mondiale, 2014) ;

Références

Banque Mondiale (2014), Voice and Agency. Empowering Women and Girls for Shared Prosperity, Banque Mondiale, Washington, www.worldbank.org/content/dam/Worldbank/document/Gender/Voice_and_agency_LOWRES.pdf. Centre de Développement de l’OCDE (2014), Social Institutions and Gender Index. 2014 Synthesis Report, Editions OCDE, Paris, www.genderindex.org/sites/default/files/docs/BrochureSIGI2015.pdf. Paquot, T. (2009) « Introduction  »,  L’espace public, Paris, La Découverte , «Repères», 2009,  www.cairn.info/l-espace-public--9782707154897-page-3.htm. Jones, N., Harper, C. et Watson, S. (2010), Stemming girls’ chronic poverty: Catalysing development change by building just social institutions, Chronic Poverty Research Center, Manchester, www.chronicpoverty.org/publications/details/stemming-girls-chronic-poverty. ONU-Femmes (n.d.), « Conception et aménagement d’espaces publics sûrs pour les femmes et les filles », Centre virtuel de connaissances pour mettre fin à la violence contre les femmes et les filles, consulté le 12 février 2016, http://www.endvawnow.org/fr/articles/251-safe-public-spaces-for-women-and-girls.html ONU-Habitat (n.d), Public Spaces for All, consulté le 16 février 2016, http://unhabitat.org/public-spaces-for-all-2/ Social Institutions and Gender Index – Site Web (n.d), Centre de développement de l’OCDE, consulté le 24 janvier 2016, http://www.genderindex.org/

Voir également

Quotas et représentation politique des femmes

Liens externes 

Haut Commissariat aux Droits de l’homme (n.d.), « Equal participation in political and public affairs », page web consultée le 12 février 2016 OCDE/CAWTAR (2014), Women in Public Life: Gender, Law and Policy in the Middle East and North Africa, Editions de l’OCDE, Paris, http://dx.doi.org/10.1787/9789264224636-en  ]]>
https://www.wikigender.org/fr/wiki/acces-des-femmes-a-lespace-public/feed/ 0
Agenda 2030 : Égalité femmes-hommes, normes sociales et croissance inclusive https://www.wikigender.org/fr/wiki/agenda-2030-egalite-femmes-hommes-normes-sociales-et-croissance-inclusive/ https://www.wikigender.org/fr/wiki/agenda-2030-egalite-femmes-hommes-normes-sociales-et-croissance-inclusive/#respond Thu, 18 Feb 2016 09:13:18 +0000 https://www.wikigender.org/fr/?post_type=userpress_wiki&p=5943 Le Centre de développement de l’OCDE organise un événement de haut-niveau pour célébrer la Journée internationale de la femme et le 60ème anniversaire de la Commission de la condition de la femme des Nations Unies (CSW). L’événement sera  sur « 2030 Agenda  : Égalité femmes-hommes, normes sociales et croissance inclusive » et sera modéré par Daniel Yohannes, Ambassadeur […]

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la Journée internationale de la femme et le 60ème anniversaire de la Commission de la condition de la femme des Nations Unies (CSW). L’événement sera  sur "2030 Agenda  : Égalité femmes-hommes, normes sociales et croissance inclusive" et sera modéré par Daniel Yohannes, Ambassadeur et Représentant permanent des États-Unis auprès de l’OCDE. Les panélistes de haut-niveau sont:
  • Irina Bokova, Directrice générale de l’UNESCO;
  • Pierre Duquesne, Ambassadeur de la France auprès de l’OCDE et Président du Comité directeur du Centre de développement de l’OCDE;
  • Maria del Carmen Squeff, Ambassadeur de la République Argentine en France; et
  • Gabriela Ramos, Directrice de Cabinet du Secrétaire général de l'OCDE et Sherpa pour le G20
L’événement s’intéressera aux ODD et au lien entre autonomisation des femmes et développement durable, thème central de la CSW. Les panélistes échangeront leurs visions sur l’égalité femmes-hommes pour 2030 et discuteront du rôle et des actions de leurs organisations respectives pour soutenir la réalisation des ODD, et en particulier l’autonomisation économique des femmes. Le panel sera suivi par une séance de questions-réponses avec le public. L’événement aura lieu le 9 mars 2016 de 15h à 17h, dans l'auditorium du Centre de conférences de l'OCDE à Paris. Merci de vous inscrire sur EMS ou en contactant Mme. Rico de la Viesca (virginia.ricodelaviesca@oecd.org). Plus d'informations sur le site de l'OCDE]]>
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Atelier politique virtuel sur la discrimination liée au genre en Afrique de l’Ouest https://www.wikigender.org/fr/wiki/atelier-politique-virtuel-sur-la-discrimination-liee-au-genre-en-afrique-de-louest/ https://www.wikigender.org/fr/wiki/atelier-politique-virtuel-sur-la-discrimination-liee-au-genre-en-afrique-de-louest/#respond Tue, 27 Apr 2021 19:27:43 +0000 https://www.wikigender.org/?post_type=userpress_wiki&p=26051 Des données statistiques à l’action politique: aborder les discriminations liées au genre dans les institutions sociales      Atelier politique virtuel en Afrique de l’Ouest        29 avril 2021    10h00 – 13h00 (CET)    Le Centre de développement de l’OCDE, en partenariat avec le Secrétariat du Club du Sahel (CSAO), organisera un atelier virtuel politique avec les décideurs politiques et les organisations […]

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Des données statistiques à l'action politique: aborder les discriminations liées au genre dans les institutions sociales 

Atelier politique virtuel en Afrique de l'Ouest  

 29 avril 2021 

10h00 – 13h00 (CET) 

Le Centre de développement de l'OCDE, en partenariat avec le Secrétariat du Club du Sahel (CSAO), organisera un atelier virtuel politique avec les décideurs politiques et les organisations régionales et internationales travaillant sur l'égalité femmes-hommes en Afrique de l'Ouest le 29 avril 2021 à 10h00 heure de Paris. S'appuyant sur l'Indice de l'OCDE "Institutions Sociales et Égalité femmes-hommes(SIGI de par son acronyme en anglais), l'atelier virtuel a pour objectif d’identifier les progrès réalisés, les principaux défis et les opportunités en termes d’autonomisation des femmes et d’égalité femmes-hommes en Afrique de l’Ouest. Les participants incluront des décideurs politiques ainsi que des représentants d'organisations régionales et internationales, qui partageront leurs perspectives et expertise sur l'égalité femmes-hommes en Afrique de l'Ouest dans trois domaines thématiques:   
  1. Les restrictions et privations faites aux femmes en termes de santé et d’autonomie reproductive
  2. L’autonomisation économique des femmes et l’accès aux ressources productives et financières
  3. La voix politique, le leadership et l’action des femmes
Cet atelier est le point de départ d'une série d'ateliers politiques virtuels en Afriques in Africa dans le cadre du projet, Des données à l’action politique : aborder les discriminations liées au genre régissant le comportement des femmes et des hommes pour améliorer l’égalité femmes-hommes en Afrique”, soutenu par l'Agence autrichienne de développement.   Plus d'informations sont disponibles dans le project d'ordre du jour et la note conceptuellePour plus d'informations, merci de contacter: dev.gender@oecd.org. Suivez la conversation sur Twitter avec @OECD_Centre, @Wikigender, @SWAC_OECD en utilisant les mots dièses #SIGI et #SIGIAfrica.]]>
https://www.wikigender.org/fr/wiki/atelier-politique-virtuel-sur-la-discrimination-liee-au-genre-en-afrique-de-louest/feed/ 0
Atelier virtuel sur comment aborder les discriminations liées au genre en Afrique de l’Ouest https://www.wikigender.org/fr/wiki/25997-2/ https://www.wikigender.org/fr/wiki/25997-2/#respond Thu, 22 Apr 2021 19:05:19 +0000 https://www.wikigender.org/?post_type=userpress_wiki&p=25997   Des données statistiques à l’action politique: aborder les discriminations liées au genre dans les institutions sociales      Atelier virtuel en Afrique de l’Ouest         27 avril 2021    10 h – 13 h (CET)    Merci de vous inscrire ici    Le Centre de développement de l’OCDE, en partenariat avec le Secrétariat du Club du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest (CSAO), […]

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Des données statistiques à l’action politique: aborder les discriminations liées au genre dans les institutions sociales     

Atelier virtuel en Afrique de l’Ouest  

    

27 avril 2021   

10 h – 13 h (CET)   

Merci de vous inscrire ici 

  Le Centre de développement de l’OCDE, en partenariat avec le Secrétariat du Club du Sahel et de l'Afrique de l'Ouest (CSAO), vous invite à un atelier virtuel réunissant les organisations de la société civile travaillant sur l’égalité femmes-hommes en Afrique de l’Ouest le 27 avril 2021 à 10 h, heure de Paris,pour une discussion politique interactive.     En s’appuyant sur l’Index « Institutions Sociales et Égalité Femmes-Hommes » de l’OCDE, l’atelier virtuel a pour objectif d’identifier les progrès réalisés, les principaux défis et les opportunités en termes d’autonomisation des femmes et d’égalité femmes-hommes en Afrique de l’Ouest. Les participants incluront les organisations de la société civile, des organismes de recherche, des think tanks, des experts en genre, des militants et défenseurs de l’égalité femmes-hommes et des fondations, qui partageront leurs perspectives et expertises sur l’égalité femmes-hommes en Afrique de l’Ouest dans trois domaines principaux :    
  1. Les restrictions et privations faites aux femmes en termes de santé et d’autonomie reproductive; 
  2. L’autonomisation économique des femmes et l’accès aux ressources productives et financières;
  3. La voix politique, le leadership et l’action des femmes. 
Cet atelier est le point de départ d’une série d’ateliers politiques virtuels en Afrique dans le cadre du projet “Des données statistiques à l’action politique: aborder les institutions sociales régissant les comportements des femmes et des hommes afin d’améliorer l’égalité femmes-hommes en Afrique”, organisé avec le soutien de la Coopération autrichienne au développement.     Rejoignez la conversation sur Twitter avec @OECD_Centre, @Wikigender, @SWAC_OECD en utilisant les hashtags #SIGI et #SIGIAfrique Pour plus d’informations, merci de contacter dev.gender@oecd.org. ]]>
https://www.wikigender.org/fr/wiki/25997-2/feed/ 0
Aux côtés des femmes rurales, intensifions nos efforts pour en finir avec la faim et la pauvreté https://www.wikigender.org/fr/wiki/aux-cotes-des-femmes-rurales-intensifions-nos-efforts-pour-en-finir-avec-la-faim-et-la-pauvrete/ https://www.wikigender.org/fr/wiki/aux-cotes-des-femmes-rurales-intensifions-nos-efforts-pour-en-finir-avec-la-faim-et-la-pauvrete/#respond Mon, 12 Dec 2016 09:25:05 +0000 https://www.wikigender.org/fr/?post_type=userpress_wiki&p=9549 Contexte Le Programme 2030 et l’avenir que nous voulons En septembre 2015, les 193 États Membres de l’Organisation des Nations Unies ont adopté le Programme de développement durable à l’horizon 2030, par lequel la communauté internationale dans son ensemble s’engage à éradiquer la pauvreté et la faim, à lutter contre les inégalités et à promouvoir […]

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Contexte

Le Programme 2030 et l'avenir que nous voulons

En septembre 2015, les 193 États Membres de l'Organisation des Nations Unies ont adopté le Programme de développement durable à l’horizon 2030, par lequel la communauté internationale dans son ensemble s’engage à éradiquer la pauvreté et la faim, à lutter contre les inégalités et à promouvoir la prospérité tout en apportant des solutions au changement climatique, en protégeant l'environnement et en préservant nos ressources naturelles.

Personne ne sera laissé pour compte: l'égalité des sexes et l'autonomisation des femmes et des filles

Ainsi, la réalisation de l'égalité des sexes et l'autonomisation des femmes et des filles sont une condition sine qua non pour rompre le cycle de la pauvreté, de la faim et de la malnutrition et, de manière plus générale, pour parvenir à réaliser les 17 objectifs de développement durable.

Par conséquent, plus de 90 chefs d'État et de gouvernement se sont engagés à « Franchir le pas pour l'égalité des sexes » depuis septembre 2015, se déclarant prêts à prendre des mesures concrètes et mesurables sur la voie de la réalisation de l'égalité des sexes dans leurs pays d'ici à 2030.

Lorsque les femmes contrôlent les revenus supplémentaires, elles en consacrent une plus grande part que ne le font les hommes à l'alimentation, à la santé, à l'habillement et à l'éducation de leurs enfants. Ainsi, l'habilitation et l'autonomisation des femmes rurales se traduit par une amélioration globale du bien-être des enfants, des ménages et des communautés, ce qui contribue par là à renforcer le capital humain au profit des générations futures et bénéficie sur le long terme à la croissance économique et sociale.

Par conséquent, l'autonomisation des femmes et des filles rurales est non seulement essentielle au développement agricole, mais elle revêt aussi une importance cruciale pour le progrès économique et social et le développement durable en général.

Le rôle des femmes rurales

La réunion est axée sur le rôle et la contribution essentiels des femmes rurales s'agissant du renforcement de la sécurité alimentaire et de l'élimination de la pauvreté dans les zones rurales grâce au développement agricole et rural. L'égalité des sexes et l'autonomisation des femmes rurales sont indissociables du renforcement des systèmes alimentaires pour lutter contre la faim et la malnutrition et entraînent des progrès concrets pour les vies et les moyens d'existence en milieu rural dans leur ensemble.

Les femmes rurales sont une part importante, essentielle et considérable de l'humanité. Qu'elles soient agricultrices ou travailleuses agricoles, horticultrices ou vendeuses sur les marchés, à la tête d'une entreprise ou d'une communauté, elles représentent plus d'un quart de la population mondiale. Dans les pays en développement, en particulier, elles constituent environ 43 pour cent de la main-d'œuvre agricole. Parce qu'elles produisent, traitent et préparent une grande partie de la nourriture disponible, elles ne sont pas seulement essentielles aux chaînes de valeur agricoles, elles sont responsables au premier chef de la sécurité alimentaire de leurs familles et de leurs communautés.

Les chiffres démontrent que le recul de la faim constaté entre 1970 et 1995 peut être attribué pour près de moitié à l'amélioration du statut social des femmes: à eux seuls, les progrès de l'accès des femmes à l'éducation étaient liés à un renforcement de 43 pour cent de la sécurité alimentaire – soit une avancée aussi importante que les progrès enregistrés du fait de l'augmentation de la disponibilité des produits alimentaires (26 pour cent) conjuguée aux progrès accomplis en matière de santé (19 pour cent).

Que se passe-t-il lorsque les femmes rurales s'autonomisent ?

Les inégalités entre les sexes pour ce qui concerne l'accès à de nombreux biens, intrants et services de production, notamment la terre, le bétail, les marchés, le travail, les services de vulgarisation et les services financiers, ont souvent sapé la capacité des femmes rurales de contribuer à la réduction de la faim et de la pauvreté.

Mais en dépit de ces lacunes, dans toute une gamme de secteurs aussi variés que la pêche, l'aquaculture, les cultures, l'élevage et autres, les femmes rurales ont démontré à maintes reprises leur détermination, leur ingéniosité et leur résilience s'agissant de transformer les problèmes posés par la pauvreté, la faim et les privations en occasions à saisir pour le bien-être de leurs familles et de leurs communautés.

Quand les femmes rurales ont accès aux ressources, aux services et aux possibilités, elles deviennent une force motrice qui s’oppose à la faim, à la malnutrition et à la pauvreté des zones rurales

Lorsque les femmes contrôlent les revenus supplémentaires, elles en consacrent une plus grande part que ne le font les hommes à l'alimentation, à la santé, à l'habillement et à l'éducation de leurs enfants. Ainsi, l'habilitation et l'autonomisation des femmes rurales se traduit par une amélioration globale du bien-être des enfants, des ménages et des communautés, ce qui contribue par là à renforcer le capital humain au profit des générations futures et bénéficie sur le long terme à la croissance économique et sociale.

Par conséquent, l'autonomisation des femmes et des filles rurales est non seulement essentielle au développement agricole, mais elle revêt aussi une importance cruciale pour le progrès économique et social et le développement durable en général.

nscription

Si vous souhaitez assister à l'événement, veuillez suivre les instructions suivantes:

Un courriel devra être adressé à Irais.MartinezEsparza@fao.org, au plus tard le mardi 13 décembre 2016.

Veuillez noter que les informations suivantes seront requises :

Réquisits pour la photo d’identité

  • Vue de face complète du visage.
  • Prise avec une expression faciale neutre (yeux ouverts et clairement visibles, bouche fermée).
  • D'un éclairage uniforme sans ombrages, réflexion ou lumière éblouissante.
  • Formats acceptés: gif, jpg, jpeg.
  • Récente: maximum 6 mois.
  • Taille: Maximum 100kb.

Réquisits pour la copie électronique du passeport

  • Formats acceptés: pdf, gif, jpg, jpeg.
  • Taille: Maximum 100kb.
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