Analyser l’impact de l’urbanisation sur les femmes et les disparités de genre nécessite l’accès à de meilleures données. Les statistiques de genre permettent de développer des analyses factuelles et de connaitre les diverses situations auxquelles font face les hommes et les femmes vivant en milieu urbains ou semi-urbains. Afin de renforcer nos connaissances objectives et de prendre conscience des problèmes quotidiens rencontrés, des données sont nécessaires.
Malheureusement, même dans les pays nordiques considérés comme leader en termes de statistiques de genre, il est difficile de savoir par exemple dans quelle mesure les femmes se sentent en sécurité dans les transports ou quels sont les lieux qui leur sont déconseillés.
Pourtant Gallup a démontré la possibilité et facilité de mesurer de telles situations. Par exemple, aux États-Unis, 37% des personnes interrogées ne se sentent pas en sécurité lorsqu’ils marchent la nuit près de leurs lieux d’habitation. Cette moyenne nationale cache les disparités de genre : il s’agit de 45% des femmes et 27% des hommes ! On voit donc que les villes américaines ne sont pas adaptées aux besoins de sécurité des femmes. Qu’en est-il des villes Africaines ?
]]>En préparation à la troisième conférence des Nations Unies sur le logement et le développement urbain durable, Habitat III, cette discussion en ligne permettra d’apporter une précieuse contribution aux discussions actuelles sur le genre et l’urbanisation. Dans ce contexte, nous commençons avec les premières questions pour mieux comprendre la situation des femmes et des filles dans les villes africaines:
Quel est le lien entre genre, urbanisation et villes?
Quelles données sont disponibles sur la situation des femmes et des filles dans les villes africaines? Dans quelle mesure les données sont-elles manquantes?
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